Une nouvelle page s’ouvre à l’Olympique de Marseille. Ce jeudi, Habib Beye a officiellement endossé le costume d’entraîneur, dirigeant sa première séance d’entraînement avant de se présenter face à la presse. Loin d’une simple prise de fonction, ce premier rendez-vous médiatique fut marqué par un hommage personnel et vibrant à une figure tutélaire du club.
Devant les micros, l’ancien international sénégalais a tenu à honorer la mémoire de Pape Diouf, l’emblématique président de l’OM de 2005 à 2009, tragiquement disparu en 2020. Un homme pour qui il nourrissait une affection profonde. « Je me souviens de Pape Diouf que je considérais comme mon père spirituel », a confié avec une émotion palpable celui qui évolua sous sa direction en tant que joueur.
Plus qu’un simple souvenir, Habib Beye a partagé une philosophie de gestion héritée de son mentor, une maxime qui prend tout son sens dans le contexte souvent incandescent de la cité phocéenne. « Il m’a toujours dit : “quand le feu brûle à Marseille, il faut parfois le laisser brûler car il s’éteint tout seul” », a-t-il révélé, offrant un aperçu de l’approche qu’il compte adopter pour naviguer les tempêtes.
Revenu treize ans après son départ comme joueur, c’est avec la mission de redresser un club en difficulté qu’il retrouve la Commanderie. Une tâche ardue pour laquelle sa connaissance du club sera un atout majeur. « Ce club vous amène dans des émotions immenses, mais il faut de temps en temps être capable de rester froid, calme et serein », a-t-il analysé. Se décrivant comme « quelqu’un d’assez calme », il n’a pas manqué d’ajouter une nuance : « Par moment, je peux être volcanique […]. Mais c’est lié aux émotions que vous vivez avec votre équipe ». Un tempérament de feu et de glace, prêt à affronter le brasier marseillais.