De Mboro aux multinationales en France : le livre de Waly Ndiaye qui alerte les étudiants sur un piège bien précis

Le parcours de Waly Ndiaye illustre les réalités complexes de la migration estudiantine. Originaire de Mboro, dans la zone des Niayes, cet ancien pensionnaire de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, aujourd’hui établi en France, vient de publier l’ouvrage « Echos d’un voyage, de Mboro à l’UGB (Saint-Louis) ». À travers ce récit, il documente son itinéraire académique et professionnel, tout en adressant un message direct aux jeunes et aux autorités.

Selon les éléments relayés par IGFM, l’auteur, titulaire de deux Masters 2 en Droit des Sociétés et en Droit et Éthique des affaires, exerce actuellement comme juriste et chargé de conformité réglementaire. Son parcours l’a amené à collaborer avec des groupes tels que Renault, Ikea, Allianz et Volkswagen. Arrivé en France en 2013, il décrit cette transition comme le « choc de l’autonomie », une période marquée par la solitude, les emplois étudiants nécessaires au financement de ses études et la pression administrative liée aux titres de séjour.

Dans son ouvrage, Waly Ndiaye s’adresse particulièrement aux jeunes confrontés à l’exil académique. Il y détaille les défis psychologiques de l’intégration culturelle et met en évidence un risque majeur pour les étudiants arrivant en Europe : la gestion de la liberté totale. Il souligne que cette absence de cadre peut rapidement se transformer en piège si l’étudiant ne s’impose pas une autodiscipline rigoureuse pour protéger son projet d’avenir. Son conseil s’articule autour de la maîtrise de cette liberté, de la fidélité aux valeurs d’origine et de l’importance de la solidarité pour briser l’isolement.

Au-delà de l’expérience estudiantine, l’auteur formule des requêtes spécifiques à l’endroit de l’État concernant sa zone d’origine. Ayant grandi à proximité des installations industrielles de Mboro, il consacre une partie de son plaidoyer à la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Notre rédaction note qu’il appelle les pouvoirs publics à durcir la réglementation en vigueur et à injecter des ressources financières suffisantes pour atténuer les impacts des activités extractives sur les populations locales.

L’objectif affiché par ce témoignage est de fournir une base de dialogue sur les réformes nécessaires au sein du système universitaire sénégalais, afin de mieux préparer les étudiants aux réalités du marché mondial et de garantir que leur départ à l’étranger s’inscrive dans une démarche constructive.

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