De 400 à moins de 100 détenus provisoires en un an : le bilan chiffré d’une cour d’appel sénégalaise

L’administration judiciaire sénégalaise poursuit l’évaluation de son efficacité à travers le pays. Dans une zone couvrant plus du tiers du territoire national, de nouvelles données statistiques mettent en lumière une accélération du traitement des procédures et une réduction drastique des longues détentions.

Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, le procureur général près la Cour d’appel de Saint-Louis, El hadj Gormack Tall, a présenté un bilan détaillé de sa juridiction. Ce ressort, qui englobe les régions de Saint-Louis, Louga et Matam, s’étend sur 37,5 % du territoire national. Lors de son intervention, le magistrat a insisté sur la nécessité d’une justice « indépendante, efficace et accessible », tout en rendant hommage aux officiers et agents de police judiciaire déployés dans les zones les plus reculées de ces trois régions.

L’activité pénale de l’année écoulée illustre le volume de dossiers traités par les différents parquets. À Saint-Louis, le procureur et ses deux substituts ont géré plus de 3 600 procédures et délivré plus de 60 000 casiers judiciaires. Du côté de Louga, le parquet, composé du procureur et d’un substitut, a traité près de 1 200 procédures pour 43 000 casiers judiciaires délivrés. Enfin, à Matam, près de 1 000 procédures ont été évacuées et 17 500 casiers judiciaires émis par le procureur et son substitut.

Au-delà du traitement des dossiers courants, les chiffres consultés par notre rédaction soulignent une évolution marquée au niveau de la surpopulation carcérale. À la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Saint-Louis, le nombre de femmes en détention provisoire est passé de plus de vingt il y a trois ans à seulement quatre aujourd’hui.

Cette tendance à la baisse s’observe de manière globale au niveau des cabinets d’instruction. En l’espace d’une seule année, le nombre de détenus provisoires relevant des deux cabinets du siège de la Cour d’appel a chuté de près de 400 à moins de 100 personnes. Concrètement, le volume est passé d’environ 200 détenus en attente de jugement par cabinet à peine 50.

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