Face à l’embrasement de l’Asie occidentale, le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre indien Narendra Modi ont conjointement appelé à une désescalade urgente et au retour du dialogue. Cet échange, révélé ce jeudi, souligne une volonté commune de peser sur la scène internationale pour apaiser une région en proie à des tensions extrêmes.
C’est sur le réseau social X que Narendra Modi a fait état de sa conversation avec son « cher ami » Emmanuel Macron, insistant sur la nécessité d’un retour à la diplomatie. « Nous nous réjouissons de poursuivre notre étroite coordination pour faire progresser la paix et la stabilité dans la région et au-delà », a-t-il déclaré. Une position partagée par le chef de l’État français, qui a confirmé que « l’Inde et la France travaillent en étroite coopération pour réduire les tensions ».
Au-delà de cet appel général, Emmanuel Macron a précisé les conditions d’un apaisement. Il a exhorté à un « moratoire immédiat sur les frappes ciblant les infrastructures civiles », notamment dans les secteurs vitaux de l’eau et de l’énergie. Le président français a également réaffirmé l’impératif de rétablir « la liberté et la sécurité de la navigation », cruciales pour le commerce mondial. Dans une perspective de paix durable, il a suggéré que la période actuelle de « célébrations religieuses et de renouveau » soit l’occasion pour que « les esprits s’apaisent et les combats cessent », ouvrant la voie à une « solution négociée et soutenable ».
Cet appel à la retenue intervient dans un contexte régional particulièrement volatile. L’escalade a atteint un nouveau pic le 28 février, suite à une offensive conjointe israélo-américaine contre l’Iran qui aurait coûté la vie à environ 1 300 personnes, dont l’ancien Guide suprême Ali Khamenei. En représailles, Téhéran a lancé de multiples frappes de drones et de missiles contre Israël et plusieurs pays de la région abritant des bases américaines.
L’initiative diplomatique franco-indienne met ainsi en lumière l’urgence d’une coordination internationale pour juguler la crise. En insistant sur la protection des populations et des infrastructures critiques, Paris et New Delhi se positionnent comme des acteurs clés cherchant à préserver la stabilité régionale et mondiale.