La Commission européenne a annoncé, lundi à Bruxelles, des avancées significatives concernant l’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur. Selon l’institution, les récentes discussions ont permis de remettre le processus sur « la bonne voie » en vue d’une finalisation prochaine.
Des progrès techniques confirmés par Bruxelles
Lors du briefing de mi-journée, Paula Pinho, porte-parole de la Commission européenne, a fait état de progrès notables dans les travaux techniques réalisés au cours des deux dernières semaines. Ces avancées renforcent l’optimisme quant à l’aboutissement de ce dossier complexe. « Je n’ai pas de date précise à vous confirmer. Je peux toutefois confirmer que nous sommes sur la bonne voie pour envisager une signature de l’accord, et nous espérons que cela pourra se produire assez rapidement », a précisé la porte-parole, citée par l’agence Anadolu.
Les enjeux économiques de l’accord
Le projet de traité prévoit l’instauration de tarifs préférentiels pour une série de produits agricoles sud-américains. Sont concernés les importations de bœuf, de volaille, de produits laitiers, de sucre et d’éthanol en provenance des pays du Mercosur, à savoir le Brésil, l’Argentine, le Paraguay, l’Uruguay et la Bolivie. En retour, l’accord stipule un accès élargi aux marchés sud-américains pour les produits industriels européens.
Un calendrier bousculé par les oppositions
La signature de cet accord, initialement attendue en décembre dernier, a dû être reportée au début de cette année. Ce délai résulte principalement de l’opposition manifestée par certains États membres de l’UE, notamment la France et l’Italie. Ces pays ont exprimé de vives inquiétudes quant à l’impact de ce traité sur leurs secteurs agricoles respectifs. À la mi-décembre, des agriculteurs avaient d’ailleurs manifesté à Bruxelles pour avertir que les préférences tarifaires accordées au Mercosur pourraient déstabiliser l’agriculture européenne.