Ciblant les fils d’éleveurs de Matam, le PRAPS-2 convertit la formation en emploi via une dotation matérielle immédiate

Dans une région où l’emploi des jeunes reste un défi majeur, la formation technique seule ne suffit pas toujours à garantir l’insertion. C’est pour pallier cette rupture entre l’apprentissage et le monde du travail que le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel, phase 2 (PRAPS-2), a déployé une initiative ciblée dans le nord du Sénégal. L’opération vise spécifiquement une catégorie de la population souvent vulnérable : les jeunes issus des ménages pastoraux.

Sous la supervision de son antenne locale, le PRAPS-2 a procédé à la formation et à l’équipement de 49 jeunes dans les localités de Matam et Ourossogui. Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, cette initiative s’inscrit dans la composante 4 du projet, dédiée à l’inclusion sociale et économique des femmes et des jeunes des zones agropastorales. L’objectif affiché est de transformer des fils et filles d’éleveurs en entrepreneurs autonomes.

Le dispositif mis en place repose sur une approche duale : la qualification technique suivie d’une dotation matérielle immédiate. Au Centre de formation professionnelle et technique de Ourossogui, 17 jeunes ont été formés aux métiers du solaire ainsi qu’à la soudure métallique et aluminium. Parallèlement, dans la commune de Matam, 32 apprenants, garçons et filles, ont bénéficié d’un renforcement de capacités en couture.

Pour assurer la transition vers la vie active, le projet ne s’est pas limité à la remise d’attestations. Les bénéficiaires ont reçu des kits complets d’installation. Les couturiers se sont vu remettre des machines à coudre et des accessoires de démarrage, tandis que les techniciens formés à Ourossogui ont perçu les équipements nécessaires à l’exercice de leur nouveau métier.

Le Dr Alfred Diouf, chef d’antenne locale du projet, précise la philosophie de l’intervention : « Nous avons cherché à former les fils et les filles des pasteurs et agropasteurs pour que ces derniers puissent avoir un métier et sortir de la vulnérabilité ». Une démarche saluée par Abdoulaye Demba Diallo, président de la maison des éleveurs de la région, qui voit dans ces appuis une réponse concrète aux besoins des familles du secteur.

Représentant l’État lors de la cérémonie, Youssou Sèye, adjoint à la préfète de Matam, a qualifié ce programme de réponse structurelle aux problématiques du chômage et du sous-emploi, soulignant la volonté de renforcer durablement le tissu économique local à travers ces communautés spécifiques.

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