L’ancien internationale sénégalais Diomansy Kamara dénonce les injustices subies par le Sénégal lors de la finale de la CAN 2025 : hébergement insuffisant, billets limités, arbitres défavorables. Quitter le terrain était un acte de dignité collective. Pour lui, défier ce système constitue la véritable victoire, celle de la passion et de la justice.
Diomansy Kamara 🇸🇳 :
« On dit que le Sénégal n’aurait pas dû quitter le terrain, quelle que soit la décision de l’arbitre.
C’est vrai… mais quand on te fait sortir de la station de train sans escorte, qu’on ne donne que 2 000 billets à tes supporters, qu’on ne te trouve ni… pic.twitter.com/QOgmZQ8RH1
— 13football_com (@13footballC) March 18, 2026
Comme expliqué par le journal Le Parisien, la FRMF a mis en avant deux récents précédents dans l’histoire du football. D’une part, la finale de la Supercoupe de Turquie 2024, interrompue à la 50e minute suite au retrait du terrain des joueurs de Fenerbahçe, ce qui avait été considéré comme un forfait et avait débouché sur l’attribution du titre à Galatasaray. D’autre part, la manche retour de la finale de la Ligue des champions de la CAF 2019 entre le Wydad Casablanca et l’Espérance Tunis, considérée comme perdue par le WAC suite au retrait de ses joueurs en signe de protestation, qui entraîné l’interruption définitive de la rencontre. La CAF avait d’abord ordonné de rejouer le match sur terrain neutre, avant de se plier à la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS), organisme qui avait acté le sacre de l’Espérance et vers lequel le Sénégal prévoit de se tourner.