Au terme des échanges à Istanbul, la haute reconnaissance décernée par le roi de Jordanie pour sceller l’alliance avec la Turquie

Le ballet diplomatique s’est intensifié ce samedi sur les rives du Bosphore. Alors que le contexte régional exige des concertations étroites, le président turc Recep Tayyip Erdogan a reçu le roi Abdallah II de Jordanie pour une visite de travail marquée par une solennité particulière. Au-delà des discussions protocolaires, cette rencontre au sommet s’est conclue par un geste honorifique rare, soulignant la nouvelle dynamique entre Ankara et Amman.

Accueilli au palais de Dolmabahce, le souverain hachémite n’a pas fait le déplacement seul. Les délégations, composées de figures clés de la sécurité et de la diplomatie – dont le ministre turc de la Défense Yasar Guler, le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan et le chef du renseignement (MIT) Ibrahim Kalin – témoignent de la portée stratégique des échanges.

C’est à l’issue de ce huis clos que la nature profonde du rapprochement a été matérialisée. Le roi Abdallah II a décoré le président Erdogan de l’Ordre d’Al-Hussein bin Ali. Il s’agit de la plus haute distinction du Royaume de Jordanie. Selon la Cour royale hachémite, dont les propos sont rapportés par l’agence Anadolu, cette médaille vient saluer « les efforts pour renforcer les liens historiques profonds et les relations distinguées entre les deux pays ».

Cette marque de reconnaissance appuie les déclarations du chef de l’État turc, qui a évoqué des avancées concrètes. « Lors des réunions d’aujourd’hui avec mon cher frère, le roi Abdallah, nous avons pris des décisions importantes qui renforceront l’amitié entre nos deux pays », a précisé Recep Tayyip Erdogan. Un dîner officiel a clôturé cette séquence diplomatique, entérinant le renforcement de l’axe turco-jordanien.

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