Armée belge : Le critère de sélection décisif que le parlement s’apprête à supprimer pour élargir sa réserve

Face aux impératifs de sécurité et aux exigences de l’OTAN, la Belgique cherche de nouvelles solutions pour densifier ses rangs militaires. Une proposition de loi, actuellement sur la table des parlementaires, vise à lever un obstacle réglementaire majeur qui empêchait jusqu’ici une large partie de la population civile d’intégrer la réserve de la Défense.

Le texte, porté par le député Peter Buysrogge de la Nouvelle Alliance flamande (N-VA), préconise une réforme radicale des conditions d’accès : la suppression pure et simple de la limite d’âge pour les candidats réservistes. Actuellement, la législation belge impose un plafond de 34 ans pour les réservistes ordinaires et de 50 ans pour les officiers. Si le projet est adopté, ces barrières temporelles disparaîtront du code de la défense.

Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, cette initiative part d’un constat pragmatique concernant la perte de compétences potentielles. « De nombreuses personnes intéressées à devenir réservistes atteignent cette limite. Cela signifie que nous passons à côté de beaucoup de monde », a expliqué Peter Buysrogge, qui préside également la commission Défense de la Chambre.

L’objectif affiché par le ministère belge de la Défense est de recruter au moins 1 000 nouveaux réservistes chaque année. Le nouveau dispositif permettrait à l’armée de capter des profils expérimentés disposant de compétences techniques spécifiques acquises dans le civil, sans se soucier de leur date de naissance. « Nous regardons principalement vos connaissances professionnelles. Nous pouvons utiliser toutes sortes de personnes, des spécialistes en informatique aux conducteurs de camions », précise le député.

Il est à noter que cette modification ne concernerait que la réserve, qui s’effectue sur la base du volontariat en parallèle d’une carrière civile. Les limites d’âge pour les soldats professionnels restent, elles, inchangées et dépendantes des fonctions occupées.

Cette manœuvre législative s’inscrit dans un contexte de réarmement budgétaire sous le gouvernement du Premier ministre Bart De Wever, la Belgique s’efforçant d’atteindre l’objectif de l’OTAN de consacrer 2 % de son produit intérieur brut aux dépenses de défense.

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