Après son exclusion controversée par l’Inde, la réponse immédiate venue du Pakistan pour le joueur bangladais Mustafizur Rahman

Le monde du cricket traverse actuellement une zone de turbulences où les enjeux sportifs se heurtent violemment aux tensions diplomatiques du sous-continent indien. À l’approche de la Coupe du monde T20, le sort d’un joueur international bangladais est devenu le symbole des frictions régionales. Écarté sans préavis du prestigieux championnat indien, ce « fast bowler » vient de voir sa carrière relancée de l’autre côté de la frontière, scellant une alliance sportive au cœur d’une crise institutionnelle majeure.

La franchise des Lahore Qalandars a officialisé l’arrivée de Mustafizur Rahman dans ses rangs pour la prochaine édition de la Pakistan Super League (PSL). Selon les informations relayées par Al Jazeera, le club pakistanais a sécurisé les services du lanceur bangladais pour un montant de 230 000 dollars. Cette signature intervient via un système de repêchage spécial permettant aux franchises de sélectionner un joueur avant les enchères prévues le 11 février.

Ce recrutement prend une dimension particulière au regard des événements survenus début janvier. Mustafizur Rahman avait initialement été acquis par les Kolkata Knight Riders, une équipe de l’Indian Premier League (IPL), pour la somme conséquente d’un million de dollars. Cependant, le 3 janvier, le Conseil de contrôle du cricket en Inde (BCCI) a ordonné à la franchise de libérer le joueur. Cette décision, prise sans explication publique, s’inscrit dans un climat de tensions régionales exacerbées.

La rupture unilatérale du contrat en Inde a provoqué une réaction en chaîne. Jugeant la situation inacceptable, la fédération bangladaise a demandé la délocalisation de ses matchs de Coupe du monde T20, initialement prévus en Inde, vers le Sri Lanka, invoquant des « problèmes de sécurité ». Face au refus du Conseil international du cricket (ICC), qui a rejeté ces motifs, le Bangladesh s’est vu retirer sa participation au tournoi.

La situation a rapidement pris une tournure politique impliquant le Pakistan. Le Pakistan Cricket Board a apporté son soutien à son homologue bangladais, accusant l’instance internationale de pratiquer une politique de « deux poids, deux mesures ». En réaction, le gouvernement pakistanais a ordonné à son équipe nationale de ne pas affronter l’Inde lors de la compétition mondiale, mettant en péril l’une des rencontres les plus lucratives pour l’ICC.

Pour les Lahore Qalandars, le retour de Mustafizur Rahman, qui en est à sa troisième sélection par l’équipe depuis 2016, dépasse le simple cadre sportif. Sameen Rana, le propriétaire de la franchise, a qualifié le joueur de « frère » et de membre clé de la famille Qalandars, soulignant que son talent et son expérience seront décisifs pour la défense de leur titre.

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