Anta Babacar Ngom: « Cela fait des années que je regarde mon pays se dégrader. J’ai décidé qu’il fallait agir »

Anta Babacar Entretien exclusif du quotidien L’Observateur avec la candidate à la présidentielle Mme Anta Babacar Ngom Diack, une citoyenne engagée pour restaurer l’espoir au Sénégal. Dans un entretien sans langue de bois, Anta Babacar partage son ambition et sa vision pour le Sénégal. Femme d’affaire accomplie, maman et militante pour l’alternative citoyenne, elle veut redonner de l’espoir à toutes les générations et en particulier aux Jeunes en les embarquant dans son projet pour les remettre au cœur du pays. Découvrez comment elle compte apporter un nouveau souffle en incarnant la relève et en proposant la rupture avec la politique politicienne.

Vous avez annoncé votre candidature à l’élection de février 2024. Qu’est-ce qui vous motive à vous engager dans la course pour la Présidentielle ?

Ce qui me motive à me présenter à l’élection présidentielle, c’est ma conviction profonde en un avenir meilleur pour le Sénégal. J’ai grandi en ayant conscience des défis et des inégalités sociales auxquels notre société est confrontée, et j’ai acquis l’expérience et les compétences pour contribuer au développement économique et social de notre pays.

Ma décision de me présenter à l’élection présidentielle a été mûrement réfléchie et guidée par l’écoute attentive des communautés sénégalaises. J’ai pris le temps d’écouter les préoccupations des citoyens, en particulier les femmes et les jeunes, et j’ai été inspirée par leur énergie, leur aspiration à un avenir meilleur et leur soif d’alternatives.

Cela fait des années que je regarde mon pays se dégrader. J’ai décidé qu’il fallait agir pour redonner de l’espoir à mon pays, à ses jeunes, ses femmes et ses hommes.

“Les Sénégalais ont besoin d’avoir un président qui se bat pour eux et qui met toute son énergie à relever le pays”

Vu la configuration de l’espace politique sénégalais, croyez-vous avoir les atouts nécessaires pour faire pencher les suffrages en votre faveur ? Pensez-vous pouvoir arriver à vos fins sans un soutien conséquent de politiques chevronnés ?

La configuration de l’espace politique actuel appelle justement à une candidature non politicienne, citoyenne et bien au fait des enjeux que traversent le Sénégal et le monde. Regardez où nous ont conduit les hommes politiques, est-ce qu’ils ont réussi à remonter le pays, redonner confiance aux concitoyens, redonner de l’espoir ? Non. Les gens n’en peuvent plus de la politique politicienne, au Sénégal et partout en Afrique. Les Sénégalais ont besoin d’avoir un président qui se bat pour eux et qui met toute son énergie à relever le pays. J’ai l’expérience d’une femme chef d’entreprises qui a réussi ici au Sénégal. Je veux incarner la relève pour proposer l’alternative citoyenne que le pays attend.

Est-ce que cette candidature n’est pas juste un moyen de vous positionner, de marquer votre présence, de défricher le chemin afin de saisir facilement les opportunités futures ?

Non, absolument pas. Entrer en politique pour moi était essentiel pour aller au bout de mes convictions et de mon amour pour mon pays. A vrai dire, le Sénégal a un immense potentiel avec son capital humain et ses ressources naturelles qu’il faut valoriser. Et je crois avoir fait mes preuves dans les milieux économiques et de prise de décisions au Sénégal et en Afrique.

“Je veux mettre en place une gouvernance qui reflète la diversité de notre société, qui favorise l’innovation et la croissance économique, et qui place les préoccupations des jeunes et des femmes au premier plan”

Vous vous définissez comme la candidate de la citoyenneté. Si on revisite les annales politiques du Sénégal, les candidatures citoyennes peinent souvent à émerger. Comment comptez-vous faire la différence ?

En tant que candidate de la citoyenneté, je suis déterminée à faire la différence en adoptant une approche inclusive, transparente et participative de la politique. Je crois en la nécessité de rassembler toutes les forces vives de la nation, d’écouter attentivement les citoyens, de maintenir la transparence et la reddition des comptes, et de collaborer avec tous les acteurs pour trouver des solutions pratiques aux défis que nous rencontrons. Mon engagement prioritaire est envers l’intérêt public et le bien-être de la population sénégalaise, et je m’opposerai à toute forme de corruption.

Vous prônez la rupture et promettez d’assurer la relève. Comment comptez-vous vous y prendre ? Que voulez-vous apporter de nouveau ?

En tant que jeune candidate, femme et capitaine d’industrie, ma vision de la rupture consiste à apporter un leadership dynamique, innovant et inclusif à la politique sénégalaise. Je veux mettre en place une gouvernance qui reflète la diversité de notre société, qui favorise l’innovation et la croissance économique, et qui place les préoccupations des jeunes et des femmes au premier plan. Je crois fermement que le Sénégal a besoin d’un nouveau souffle pour prospérer, et je suis prête à incarner ce changement en mettant en avant ma détermination, mon expérience et ma vision audacieuse pour notre pays.

Vous êtes plus de 200 candidats déclarés à l’élection Présidentielle de 2024. A votre avis, qu’est-ce qui vous démarque des autres composants de cette liste pléthorique ?

Ah bon ? Plus de 200 candidats ?! Vous me l’apprenez ! C’est quand même ahurissant (rires)

Plus sérieusement, ce qui me démarque des autres candidats, parmi la centaine déclarée à l’élection présidentielle de 2024, c’est ma combinaison unique d’expérience, ma jeunesse, la diversité et l’expertise de mon équipe qui m’accompagne et ma vision moderne pour le Sénégal. En tant que femme leader et entrepreneure, je comprends les enjeux économiques et sociaux de notre pays. Ma candidature apporte une perspective nouvelle et une énergie pour l’innovation politique. Je m’engage à créer des emplois pour les jeunes au Sénégal car c’est une de mes spécialités et à faire en sorte que chaque citoyen ait une voix, que la transparence prévale, et que le bien-être de la population soit la priorité absolue.

“On ne m’a rien donné, je n’ai rien hérité. Je ne suis pas une fille à papa. Je suis la fille de mon père qui a vu en moi la personne capable de développer la SEDIMA après y avoir passé 14 ans, de simple stagiaire à directrice générale. Je crois en la méritocratie et je crois au bénéfice du travail”

N’êtes-vous pas en train de vous prévaloir de votre statut de fille de …

Je viens de la base. Je n’ai pas toujours appartenu à la classe aisée du Sénégal. Je me suis toujours battue pour étudier et pour y arriver. Et j’ai prouvé qu’on pouvait réussir ici, au Sénégal ! On ne m’a rien donné, je n’ai rien hérité. Je ne suis pas une fille à papa. Je suis la fille de mon père qui a vu en moi la personne capable de développer la SEDIMA après y avoir passé 14 ans, de simple stagiaire à directrice générale. Je crois en la méritocratie et je crois au bénéfice du travail. C’est justement ce qui manque le plus au Sénégal et je compte bien m’y atteler pour changer la donne.

Justement, quelle place occupe votre père dans votre projet politique ?

Au début de mon annonce de candidature, mon papa n’était pas très « pour ». On ne peut en vouloir à un père de protéger sa fille. Lui-même n’a jamais voulu aller en politique pour de très bonnes raisons. Quand il a lu ma profession de foi et quand je lui ai exposé ma stratégie, il m’a comprise. Plus que me soutenir, il fait campagne à mes côtés. Il a compris que ma vision et ma détermination n’étaient pas politiciennes. Il a vu que je voulais défendre une alternative citoyenne pour faire une rupture avec la politique traditionnelle qui ne crée plus de confiance. Il a aimé que je me présente comme la relève du Sénégal, comme j’ai été la relève de notre entreprise familiale, la SEDIMA. Il me connait mieux que personne et connaît ma détermination, mon courage, mon authenticité. Il sait que je ne trahirai pas les Sénégalais. Il sait que tous nos concitoyens peuvent compter sur moi pour dire ce que je vais faire et faire ce que j’ai dit. Je suis comme ça. Il ne me soutient pas seulement en tant que père mais en tant que citoyen sénégalais qui croit en une nouvelle voie, une nouvelle volonté et un nouveau choix.

“Nos concitoyens n’en peuvent plus de la corruption, du pillage de nos ressources. Ils n’en peuvent plus de cette justice à deux vitesses qui est beaucoup trop liée à l’État”

Vous ne faites pas une confusion entre la gestion d’un État et celle d’une société ?

Un pays n’est pas une entreprise mais il y a beaucoup de similitudes.

Pour créer une entreprise, il faut une vision, un cap et une stratégie. Force est de constater que nos dirigeants ne l’ont plus. Pour gérer une entreprise, il faut aimer les gens qui travaillent avec vous, les respecter pour qu’ils vous respectent, tout comme vous respectez vos collaborateurs, vos partenaires et vos clients. Vous trouvez que nos politiciens nous respectent ?

En entreprise, il faut des règles, des valeurs fortes pour créer un bien commun. La politique ne connaît plus le sens de ce bien commun. Servir, ce n’est pas se servir. En business, il faut de la transparence et de la rigueur. Seuls les plus honnêtes durent. Nos concitoyens n’en peuvent plus de la corruption, du pillage de nos ressources. Ils n’en peuvent plus de cette justice à deux vitesses qui est beaucoup trop liée à l’État.

“Toute proposition d’alliance sera évaluée en fonction de son alignement avec ma vision de transparence, d’inclusion et de priorité à l’intérêt public. Mon engagement est envers le Sénégal”

Êtes-vous consciente du risque que vous prenez en cas d’échec de cette aventure ?

Le mot « échec » n’existe pas dans mon vocabulaire. C’est le courage et la détermination qui m’animent chaque jour depuis que je suis toute petite. Le temps de la relève est arrivé. Je le sens. Chaque jour, dans mon tour du Sénégal, je vais à la rencontre des populations. Ceux que je rencontre ne se posent pas ce genre de questions. Ils se disent qu’une femme a décidé de s’engager pour sauver le pays. Venez sur le terrain avec moi, vous verrez, vous entendrez, vous ressentirez comme moi que le temps est venu pour une femme, jeune, citoyenne, libre et compétente de prendre en main la destinée de notre pays. Oui, c’est aux femmes de s’inscrire dans cette relève et dans cette alternative. Nous pensons et faisons les choses différemment et les Sénégalais sont assez matures pour s’en rendre compte et nous faire confiance.

Est-ce que depuis l’annonce de votre candidature vous avez reçu des propositions d’alliance du côté du pouvoir comme de l’opposition ? Si oui, quelle a été votre réponse ?

Je reste ouverte au dialogue avec tous les acteurs politiques, mais je dis catégoriquement non à la continuité et au second plan. Le Sénégal a besoin de changement. Ma priorité est de servir les intérêts du peuple sénégalais. Toute proposition d’alliance sera évaluée en fonction de son alignement avec ma vision de transparence, d’inclusion et de priorité à l’intérêt public. Mon engagement est envers le Sénégal, et je prendrai des décisions en conséquence pour le bénéfice de notre nation.

“Mon parcours est une preuve que chaque jeune a le potentiel de réussir, quelle que soit sa situation initiale. Pur produit de la banlieue, je suis née à Pikine et j’ai grandi à Malika”

Souvent les femmes occupent une infime place dans les programmes des candidats. Que comptez-vous faire pour l’émergence des femmes ?

Mon programme inclut des initiatives spécifiques visant à améliorer l’accès des femmes à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à l’entreprenariat. Je soutiendrai également des politiques de lutte contre la violence à l’égard des femmes et la promotion de leur leadership dans tous les secteurs. En tant que candidate, ma vision pour le Sénégal englobe toutes les dimensions de notre société, hommes et femmes. Je suis déterminée à créer un Sénégal où chaque citoyen a une voix et des opportunités égales. Mon objectif est d’être la présidente de tous les Sénégalais, travaillant main dans la main pour un avenir meilleur.

Pensez-vous être la bonne personne pour trouver des solutions à des jeunes qui ne sont pas du même statut social que vous ?

Le plus important est de redonner confiance aux jeunes du pays. 70% ont moins de 25 ans. Je fais partie de cette jeune génération du Sénégal. J’ai 39 ans. Je suis maman. C’est pour les jeunes que je veux me battre. C’est en les remettant au cœur du pays que nous recréerons l’espoir. Ils aiment ce pays, mais ce pays ne fait rien pour leur dire qu’il les aime en retour. Pour qu’ils ne se sentent plus abandonnés, Il leur faut du concret : des emplois, de la formation et pouvoir créer leur entreprise et de la richesse. Comment vivre dans un pays avec autant de chômage ?

Comment peut-on accepter que nos jeunes n’y croient plus et veuillent quitter le pays ? Je lancerai avec toutes les forces de la nation et de notre diaspora un grand chantier de création d’emplois et d’entreprises pour tous les jeunes qui veulent réussir et bâtir un projet.

Je comprends profondément les réalités de la pauvreté, car moi-même j’ai connu des moments difficiles dans ma jeunesse avec ma famille. Mon parcours est une preuve que chaque jeune a le potentiel de réussir, quelle que soit sa situation initiale. Pur produit de la banlieue, je suis née à Pikine et j’ai grandi à Malika.

L’observateur

8 COMMENTAIRES
  • Terrain

    Bayi lene souffou ndiambour yi rekkk.

    • Paix

      S occupe toi de tes poulets c est mieux une vendeuse de guinar qui se dit candidate Sénégal mo nekh

  • Ousseynou Dia

    Oui ce pays se dégradera parce que ton père est père accapare la terre des paysans.

    • Biri

      Son père a fini par mettre en faillite les petits aviculteurs pour devenir le principal éleveur de poulets, et producteur d’aliment pour les gallinacés.
      Une famille très souriante, à l’esprit démoniaque qui n’hésite pas à écraser se concurrents. Je n’ai pas confiance.
      Demandez aux éleveurs de Keur Ndiaye Lô.

  • Sénégal

    Va dormir anta thimmm

  • Citoyen

    C’est maintenant que tu te réveilles. Où était tu quand ton peuple se battait pour sa survie. Maintenant que celui que tu ne voulais pas gêner BOKKATOUL tu veux le remplacer. Je dit non et j’espère que le peuple te dira NON,NON et NON

  • mussa

    faut pas nous fatiguer fille a papa et tu pense que tu peux être president rendez au serere les terre que vous avez pris nous parlerons a la terre serrere comme vous nous avez fait souffrir en imposant votre force nous comptons sur la force divine cette terre vous séchera prenez actes tu na pas les qualités et les competence pour diriger le senegal et nous senegalais nous somme prete pour etre diriger par une femme inchallah le senegal nest pas une societe de chiken respecter les senegalais

  • Rt

    Cette idiote pense qur avec son argent la chaise présidentielle fais partie de ces caprices 204 dinga hamni laipe deugue la

Publiez un commentaire