Ancrage du siège mondial en France : Le vaste projet immobilier validé par Interpol après dix ans d’attente

L’incertitude est levée concernant la localisation future du centre névralgique de la coopération policière internationale. Installée dans l’Hexagone depuis la fin des années 1980, l’organisation a officialisé, jeudi dernier, un accord décisif avec les autorités françaises. Ce pacte scelle non seulement le maintien du siège sur son site historique, mais lance également un chantier d’extension majeur pour répondre aux défis sécuritaires de la prochaine décennie.

C’est désormais acté : le Secrétariat général d’INTERPOL ne quittera pas les bords du Rhône. Présente à la Cité Internationale de Lyon depuis 1989, l’organisation de police criminelle a confirmé son ancrage local à travers un accord signé le 5 février 2026. Ce document, validé par le Secrétaire général Valdecy Urquiza et la préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabienne Buccio, met fin à une phase de préparation qui aura duré plus de dix ans.

D’après les éléments rapportés par l’agence Anadolu, ce projet ne se limite pas à une simple rénovation. Il prévoit une extension significative des infrastructures existantes pour permettre l’accueil de 1 500 officiers, contre une capacité actuelle plus restreinte. L’objectif est de livrer un siège entièrement opérationnel et modernisé d’ici 2031.

Le montage financier de cette opération s’élève à 90 millions d’euros. L’État français, la région et la Métropole de Lyon financeront le projet à hauteur de 61,2 millions d’euros. La Ville de Lyon contribue également en cédant un terrain, évalué à près de 16 millions d’euros, pour l’euro symbolique. De son côté, l’organisation internationale investira 30 millions d’euros pour la modernisation de son bâtiment actuel.

Pour les autorités locales, cet investissement est justifié par les retombées économiques et diplomatiques. En 2024, sur les 162 millions d’euros dépensés par INTERPOL à l’échelle mondiale, 110 millions ont irrigué directement l’économie lyonnaise. Fabienne Buccio a d’ailleurs souligné que cette présence renforce le statut de la France, estimant que Lyon est « en train de devenir la capitale mondiale de la sécurité ».

Bien que le siège mondial reste en France, INTERPOL conserve une structure décentralisée. L’organisation dispose notamment d’un complexe pour l’innovation à Singapour, de six bureaux régionaux répartis entre l’Afrique et les Amériques, ainsi que de représentations à Addis-Abeba, Bruxelles et New York.

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