Dans un contexte mondial où la maîtrise des ressources naturelles redéfinit les alliances géopolitiques, Washington et Buenos Aires renforcent leur coopération économique. Une rencontre de haut niveau tenue au département d’État américain a permis d’officialiser un rapprochement stratégique, visant à sécuriser l’approvisionnement en matières premières indispensables aux industries de demain tout en offrant à l’Argentine des perspectives de croissance exponentielles.
Le ministère argentin des Affaires étrangères a confirmé, ce mercredi, la conclusion d’un accord bilatéral sur les minerais critiques. Cette entente, scellée après une réunion ministérielle accueillie par le secrétaire d’État américain Marco Rubio, ambitionne de structurer l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis l’extraction brute jusqu’aux processus complexes de transformation industrielle.
Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, ce partenariat ne se limite pas à une simple déclaration d’intention. Il s’agit pour les deux nations de « réaffirmer leur partenariat stratégique » en bâtissant une chaîne d’approvisionnement décrite comme « sûre, résiliente et compétitive ». Pour les États-Unis, l’enjeu est de réduire la dépendance vis-à-vis d’autres acteurs mondiaux sur ces matériaux sensibles. Pour l’Argentine, l’accord est perçu comme un levier de développement productif majeur.
Les projections économiques avancées par Buenos Aires témoignent de l’ampleur des attentes suscitées par ce document-cadre. Alors que les exportations minières du pays s’établissaient à 6,037 milliards de dollars en 2025, les autorités argentines visent désormais une augmentation spectaculaire. L’objectif affiché est d’atteindre un volume global d’exportations de 100 milliards de dollars d’ici sept ans. Dans cette dynamique, la contribution du secteur minier devrait franchir le seuil des 20 milliards de dollars à moyen terme, pour dépasser les 30 milliards à l’horizon de la prochaine décennie.