Huit ans après son inauguration, l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) fait face à une réalité statistique qui contraste avec ses ambitions initiales. Conçu pour positionner le Sénégal comme la porte d’entrée stratégique de l’Afrique de l’Ouest, l’infrastructure peine encore à atteindre sa vitesse de croisière. Les dernières projections pour l’année 2025, relayées par Sud Quotidien, dessinent une tendance à la stagnation qui interroge sur la rentabilité et le positionnement de la plateforme.
**Une croissance quasi nulle pour 2025**
Les chiffres sont éloquents. Pour l’année à venir, la progression du trafic passager ne devrait atteindre que 0,46 %, portant le volume total à 2,94 millions de voyageurs. Concrètement, cela représente une augmentation modeste de 13 500 passagers entre 2024 et 2025. Cette dynamique, qualifiée d’atone, maintient l’aéroport bien en deçà de son potentiel réel.
Le fossé entre les capacités installées et l’usage effectif est particulièrement marquant. Doté d’une capacité théorique de 10 millions de passagers par an, l’AIBD affiche un taux d’utilisation d’environ 29 %. Cette sous-exploitation met en lumière un écart considérable entre les investissements publics consentis et le trafic réel capté par la plateforme.
**Des freins structurels au-delà de la conjoncture**
Si le contexte international — marqué par la volatilité des coûts énergétiques et les tensions géopolitiques — pèse indéniablement sur le secteur, il ne saurait expliquer à lui seul cette inertie. Selon les informations rapportées par nos confrères de Sud Quotidien, des contraintes structurelles brident l’essor de l’aéroport. La plateforme souffre d’une diversification insuffisante de ses dessertes et d’une dépendance trop marquée à un nombre restreint de compagnies aériennes.
Plus critique encore pour une infrastructure visant le statut de « hub », l’AIBD peine à s’intégrer efficacement dans les grands réseaux de correspondance internationaux. En l’absence d’un positionnement clair sur le marché du transit régional et intercontinental, Dakar laisse échapper les flux de voyageurs qui font la force des aéroports concurrents sur le continent.
**L’impératif d’une nouvelle stratégie**
La modernité des installations et la position géographique favorable du Sénégal ne suffisent plus à garantir un avantage compétitif. Face à des plateformes régionales de plus en plus offensives, la relance de la croissance passera nécessairement par une stratégie commerciale plus agressive. L’enjeu dépasse le simple cadre aéroportuaire : c’est la capacité du Sénégal à s’affirmer comme un pôle de services et de tourisme qui dépend de l’efficacité de sa principale porte d’entrée aérienne.
La qualite du personnel nest pas a la hauteur des ambitions. Des membres de l’apr de Macky Sall sans qualifications qui continuent de sieger sans avoir aucun apport positif sur le fonctionnement de l’outil.
Les toilettes sont les plus sales de tout les aéroports du continent. Les chariots n’en parlons pas., ils sont sales, délabrés et tanguinent quand on les poussent. Il y a un bagagiste pour 500 passagers. On peut attendre plus d’une heure avant de récupérer ses bagages. Quand quelqu’un vient vous chercher en voiture tout les guichets de sortie sont délibérément fermés sauf un pour bloquer les voitures dans le parking de l’aéroport le temps que la gratuité du parking se termine pour faire payer tout le monde.
Check Bamba Dieye est une fraude. Cet aéroport est sous standard avec une qualité de service non existente.