Les Lions de la Téranga ont offert au Sénégal bien plus qu’un sacre sportif. Selon Alioune Tine, leur triomphe a créé « un moment sublime et miraculeux d’idéal d’unanimité politique et de démocratie participative », visible aussi bien au Palais présidentiel que sur l’ensemble du territoire national.
Une communion rare, spontanée, où le football a réussi là où « aucun parti, aucune idéologie, aucune religion » n’a jamais pleinement réussi : faire émerger « l’irruption fulgurante et incandescente du peuple Un ».
Dans cette liesse populaire, Alioune Tine souligne une « fusion totale et naturelle avec leurs héros », symbolisée par « les mêmes couleurs du drapeau national sur toutes sortes d’objets ».
Pour Alioune Tine, les Lions ont concrétisé, par la magie du sport, « les rêves les plus fous d’unité et de réconciliation nationale », dans un contexte riche en enseignements. Le succès, insiste-t-il, n’est pas un hasard mais le fruit « d’un projet structuré de construction et de formation de talents », adossé à « une culture de leadership collectif, de discipline et d’éthique ».
Cette dimension politique s’exprime jusque dans la métaphore assumée par l’encadrement de l’équipe, qualifiée de « métaphore gouvernementale ». Elle devient encore plus parlante lorsque le capitaine Kalidou Coulibaly, présenté comme « ministre de la Défense », s’adresse au président Bassirou Diomaye Faye et au Premier ministre Ousmane Sonko : « Vous êtes les deux étoiles sur notre maillot ».
Une déclaration que M. Tine juge « saturée de sens politique » et qu’il invite « à méditer absolument » au sommet de l’État.
Il fallait même exiger deux leaders politiques ( PDT/PM) une entente parfaite avant de leur dédier la Victoire. Nous avons besoin d’une entente parfaite entre Diomaye et Sonko pour donner l’espoir d’un developpement social attendu depuis plus de 60ans.