Alioune Tine à Sonko: « Il faut sur les questions diplomatiques, rester vigilant et ne pas prêter le flanc… »

Alioune Tine à Sonko: « Il faut sur les questions diplomatiques, rester vigilant et ne pas prêter le flanc… »

La fin de l’état de grâce se fait sentir de plus en plus, des interrogations aussi sur le fonctionnement du tandem notamment par rapport à la distribution des pouvoirs, des compétences et des prérogatives des uns et des autres.

Questions qui ne devraient pas beaucoup surprendre au regard de la nature de notre démocratie et des dysfonctionnements graves du processus électoral notamment sur la question de l’éligibilité. À la fin nous avons eu une présidentielle qui a accouché d’une double légitimité. Nous commençons a voir les effets d’une sorte d’exécutif bicéphale.

Pour anticiper les difficultés de gestion d’une telle situation j’avais sorti le terme de tandem. Un vélo ou vous pédalez tous les deux, ensemble pour que ça roule. Ousmane Sonko est Premier Ministre, mais c’est pas n’importe quel PM, il est leader du parti, leader reconnu et adulé par la jeunesse. Mais, il reste PM avec des pouvoirs et une parole performative. Et c’est là où il faut qu’il s’ajuste avec intelligence, éviter les conflits d’intérêts dont lui-même soulève les difficultés en évoquant ses deux casquettes.

Il faut sur les questions diplomatiques, rester vigilant et ne pas prêter le flanc à la critique. Il y a déjà trop de fronts au plan national, qu’il faut traiter, sur tous ces fronts difficiles, les sénégalais soutiennent les initiatives audacieuses et louables, la reddition des comptes, le foncier, les reformes agraires et j’en passe.

Mais je reviens sur mes préoccupations: la reforme globale des institutions en tirant les leçons des transitions ratées de Wade et de Macky sur la gouvernance vertueuse et sur le respect de la Constitution concernant la limitation des mandats, une justice indépendante, un état impartial etc.

Diomaye et Ousmane doivent privilégier, en tant qu’homme d’état, le bon fonctionnement de l’état et des institutions. Ils doivent aussi songer à réinterpréter la notion de représentation et de légitimité, qui doivent aller au-delà de la sphère politique.

Aller vers une conception sociologique qui intègre le citoyen dans un objectif de co-construction de la Cité. En attendant poursuivre le fonctionnement en tandem, solidaire et soudé.

Alioune Tine*

8 COMMENTAIRES
  • Jock

    Aliou t’ es de la société civile ou un des conseillers techniques des Sonko ?
    Wax dëgg Yalla, da ngay sonn rekk mais ce pouvoir lá doxul te du dox mukk
    Ils ont réussi à se faire élire ( et aides en cela par tes semblables voyous et fumistes) par le mensonge, la délation et le dénigrement. Mais nakk diriger un pays par ces mêmes kacc moom, du sotti

  • Mbeur

    Tu te fatigues mon cher ce mec est trop bavard il ne connais pas le secret d’état ,il parlera des trucs graves ou bien ils le commet

  • PATRIOTE

    OUSMANE SONKO + DIOMAYE FAYE = LE BON ET LE MECHANT = FILM COWBOY

  • Baba

    Voyez vous je suis le seul à vous répondre, parce que vous êtes périmés

  • Lamine Diop

    S’adapter ou disparaître.
    Ça le tandem en est bien conscient.
    Ce tandem sait aussi que les promesses faites sont nombreuses d’où l’attente des Sénégalais.
    Les choix sont très limités et la seule ligne de conduite est de travailler où être démis par les Sénégalais.

  • Bouba

    Ce DOULKAT qui s’appelle Ousmane SONKO il reste tos les 5 ans a parlé

  • Moth Lamin

    Merci Alioune c’est comme cela qu’il faut guide des qui ont oser prôner la rupture avec ce système colonialiste qui trop duré.Il faut les encourager et les soutenir au lieu de les critique.Merci infiniment

  • Hane

    La démocratie sénégalaise ne souffre d’aucune ambiguïté moins encore de problème d’éligibilité. Les sénégalais n’ont pas élu un binôme mais un seul homme du nom de Bassirou Diomaye Faye lequel a choisi un premier ministre qui doit lui conduire la politique qu’il défini. La confusion ou dualité est entretenue par des gens qui ne se résolvent pas toujours à croire jusque-là que Sonko ne joue plus les premiers rôles dans cette nouvelle configuration politique qu’il a actuellement un patron qui, hier était sous ses ordres. Voilà tout le problème du Sénégal. C’est ce qui explique d’ailleurs que dans ce gouvernement les gens n’ont toujours pas compris que la diplomatie est un domaine réservé au président de la république. M. Sonko doit se résoudre à comprendre qu’il n’est pas le dépositaire du suffrage des Sénégalais. N’outrepasser ni vos prérogatives encore moins votre fonction au risque d’aller vers une rupture inéluctable.

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