Alhamdoulilah la deuxième étoile brille désormais – Par Macoumba MBODJ*

Alhamdoulilah, la deuxième étoile brille désormais au firmament du football sénégalais, non comme un hasard heureux mais comme l’aboutissement d’un parcours exceptionnel, construit dans la patience, la résilience et la maturité.

Les Lions de la Teranga ont encore démontré qu’ils font partie des grandes nations du football mondial, d’abord lors des qualifications pour la Coupe du monde 2026 en allant s’imposer face à la RDC dans l’antre mythique du stade des Martyrs, un lieu chargé d’histoire, de pression et de ferveur, où peu d’équipes africaines sortent indemnes.

Cette victoire, arrachée avec autorité et intelligence tactique, a été un signal fort : le Sénégal n’est pas seulement champion d’Afrique, il est désormais une équipe qui voyage bien, qui sait souffrir et gagner loin de ses bases..

Pourtant, au début de la CAN 2025 au Maroc, les mêmes Lions ont été la cible de critiques parfois injustes, souvent excessives. Beaucoup d’observateurs leur reprochaient un supposé manque d’efficacité devant le but, comme si l’essentiel du football se résumait à l’esthétique ou à la manière.

Et pourtant, chiffres à l’appui, le Sénégal avait inscrit douze buts entre le premier tour et la demi-finale, preuve que l’équipe produisait du jeu, créait des occasions et savait conclure. Mais dans le brouhaha médiatique, la lucidité est souvent la première victime.

Ce que certains voyaient comme des signes de faiblesse était en réalité l’expression d’une équipe sereine, disciplinée, consciente de ses forces et de ses objectifs.

Malgré les critiques répétées, malgré un soutien parfois timide venu d’autres nations africaines, les Lions ont avancé sans dévier de leur trajectoire. Beaucoup prédisaient une victoire annoncée du Maroc, porté par son statut de pays hôte et par une médiatisation parfois disproportionnée.

On oubliait trop vite que le Sénégal, depuis 2019, avait disputé deux finales majeures, preuve éclatante qu’il connaît le chemin de la victoire, les exigences des grands rendez-vous et la gestion des moments décisifs.

L’expérience, dans le football de haut niveau, ne se proclame pas, elle se vit.
La finale du 18 janvier a été révélatrice. Elle a mis en lumière non seulement la solidité mentale et tactique du Sénégal, mais aussi les limites d’une équipe marocaine que beaucoup avaient peut-être surcotée.

Dans ce match ultime, les Lions sont restés concentrés sur l’essentiel : le trophée. Pas de précipitation, pas de panique, pas d’arrogance. Juste un collectif soudé, discipliné, animé par une foi profonde en son destin.

Cette CAN a également levé le voile sur certaines illusions, rappelant que derrière les discours fraternels, le football reste un terrain de rivalités où chacun défend avant tout ses intérêts.

Au bout du chemin, il y a eu la consécration. Alhamdoulilah, Allah nous a honorés une nouvelle fois en offrant au Sénégal cette deuxième étoile, symbole de travail, de persévérance et de confiance en soi.

Cette victoire n’est pas seulement celle d’une génération dorée, elle est celle d’un peuple, d’une identité et d’une constance dans l’excellence. Vive le Sénégal, vive les Lions de la Teranga, et que cette étoile continue d’éclairer le chemin de notre football pour les années à venir.

Sociologue*

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