La situation sécuritaire dans la partie nord de la Casamance, à proximité de la frontière gambienne, demeure particulièrement tendue. Dans le cadre des opérations de sécurisation en cours, un nouvel incident vient d’alourdir le bilan au sein des forces armées.
Selon les informations rapportées par Emedia, trois militaires sénégalais ont perdu la vie dans la zone du nord Sindian. Ces décès sont survenus dans un contexte d’affrontements avec des éléments du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC). Toutefois, l’origine précise de ces pertes ne serait pas directement liée à des tirs ennemis.
D’après nos sources sur place, le drame a été provoqué par un accident impliquant un mortier. L’arme lourde aurait subi une surchauffe au cours de son déploiement pendant les manœuvres. Cette hypothèse d’une défaillance matérielle mortelle reste en attente d’une confirmation officielle de la part de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), qui n’a pas encore communiqué sur ces événements.
Ces disparitions interviennent dans une séquence de violences accrues dans le Fogny. Elles font suite, à quelques jours d’intervalle, au décès du sergent Nfaly Sonko. Ce dernier avait été tué lors d’une opération de destruction de champs de chanvre indien à Djifanga, près de Kadialock.
Le ratissage militaire se poursuit dans cette zone frontalière volatile. Ces dernières heures, des échanges de tirs ont été signalés dans plusieurs localités, incluant Djifanga, Diakine, ainsi que dans les environs de Kadialock et Kalathié. À ce stade, aucun bilan global détaillant d’éventuels blessés ou les pertes dans les rangs des combattants rebelles n’a été rendu public.