Accusé de tricherie par la Suède, un vétéran canadien brise le protocole avec une réplique cinglante

Le curling, discipline habituellement reconnue pour son calme olympien et son fair-play rigoureux, a été le théâtre d’une scène de tension rare lors des Jeux Olympiques d’hiver. Une rencontre au sommet entre deux des meilleures équipes masculines mondiales a viré à l’affrontement verbal, éclipsant temporairement l’enjeu sportif. L’incident, survenu lors d’un match de poule décisif, a contraint les officiels à intervenir d’une manière inhabituelle pour ce sport.

Au cœur de cette altercation se trouve une accusation précise lancée par le camp suédois à l’encontre du Canada. Selon les informations rapportées par notre source Al Jazeera, le Suédois Oskar Eriksson a reproché à son adversaire canadien, Marc Kennedy, d’avoir commis un « double contact » (« double-touching »). Cette faute technique consiste à toucher la pierre une seconde fois après l’avoir relâchée sur la glace, une manœuvre strictement interdite car elle peut influencer la trajectoire du tir.

La réaction du vétéran canadien ne s’est pas fait attendre. Marc Kennedy, 44 ans, a vivement contesté cette allégation, utilisant un langage fleuri pour exprimer son indignation. « Je n’aime pas être accusé de tricherie après 25 ans sur le circuit et quatre Jeux Olympiques », a-t-il déclaré, ajoutant avoir explicitement dit à son adversaire « où il pouvait se mettre » ses accusations. Pour le Canadien, son équipe était la « mauvaise cible » pour ce genre de suspicion.

De son côté, Oskar Eriksson a maintenu sa position, affirmant vouloir simplement que tout le monde « joue selon les mêmes règles ». Le joueur suédois a assuré avoir vu le numéro deux canadien « pousser la pierre » avec un doigt tendu alors qu’elle approchait de la ligne de jeu (hog line). Les règles stipulent en effet que la pierre doit être lâchée avant cette ligne verte et ne doit être propulsée que par la poignée.

Face à l’escalade verbale et aux doigts pointés d’un camp à l’autre, le match a connu un bref arrêt. Bien que des ralentis télévisés aient semblé montrer un contact furtif du doigt de Kennedy après le lâcher, le curling ne fait pas appel à l’arbitrage vidéo pour trancher ce type de litige. Les officiels ont toutefois réagi en plaçant un arbitre spécifiquement au niveau de la ligne de jeu pour surveiller les lancers canadiens jusqu’à la fin de la rencontre.

Malgré cette atmosphère électrique, aucune sanction officielle n’a été prise par la Fédération mondiale de curling contre les équipes. Le Canada a finalement remporté la rencontre sur le score de 8 à 6, validant sa victoire dans un climat qui restera marqué par cet échange houleux.

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