La guerre opposant Israël et les États-Unis à l’Iran, amorcée fin février, engendre des répercussions financières majeures pour les pays impliqués. Alors que les opérations militaires se poursuivent, les premiers bilans comptables mettent en lumière le rythme soutenu des décaissements et révèlent des besoins matériels urgents qui poussent les états-majors à solliciter de nouvelles enveloppes budgétaires.
Selon les données rapportées par l’agence Anadolu, qui cite le quotidien israélien Haaretz, les dépenses de l’armée israélienne lors des 20 premiers jours de l’offensive contre l’Iran ont atteint environ 6,4 milliards de dollars. Ce montant représente une moyenne quotidienne de près de 320 millions de dollars. Le budget total initialement alloué à la gestion de ce conflit s’élève à environ 12,5 milliards de dollars (39 milliards de shekels). Notre rédaction note que ce rythme de dépense permet aux autorités d’estimer la durée potentielle de la campagne militaire, tout en préparant le terrain pour de nouvelles demandes de financement.
Face à l’intensité des opérations, le gouvernement israélien a approuvé dimanche une allocation d’urgence de 825 millions de dollars. Cette somme est spécifiquement destinée à l’achat de « fournitures de sécurité urgentes », en réponse à un déficit croissant en missiles intercepteurs. Pour financer ces acquisitions imprévues, la chaîne israélienne Channel 12 indique que Tel-Aviv devra modifier son plan de dépenses jusqu’en 2026.
L’effort de guerre mobilise également des ressources massives du côté de Washington. Kevin Hassett, conseiller économique de la Maison Blanche, a déclaré dimanche que les États-Unis ont déjà dépensé environ 12 milliards de dollars depuis le début des hostilités. En prévision de la suite du conflit, le Pentagone a soumis une requête à la présidence américaine pour faire approuver par le Congrès un budget de la Défense supplémentaire dépassant les 200 milliards de dollars.
Ces frappes conjointes américano-israéliennes contre l’Iran, débutées le 28 février, s’inscrivent dans un contexte d’escalade régionale continue. Selon les informations relayées par Anadolu, le bilan humain provisoire s’établit à environ 1 300 morts, parmi lesquels figure l’ancien guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.