L’affaire Garga a enfin abouti: malgré des menaces de mort proférées par le lutteur et la peur de la mère de la victime, la procédure menée par la police de Yeumbeul a été menée à son terme. Kh. Dieng, nom d’état civil de Garga, a été arrêté et déféré au parquet. Le lutteur est désormais en prison pour abus sexuels et détournement de mineure.
Le cheminement judiciaire a été long, entravé par les menaces et par la peur des représailles. « C’est la fin d’une procédure qui a été longtemps retardée du seul fait des menaces proférées par le lutteur et de la peur de la maman de la fille de subir des représailles », résume-t-on dans les rapports policiers relayé par L’Observateur.
À Yeumbeul, l’intervention des relais communautaires et la protection policière ont été déterminantes pour que M. Ndao, commerçante, accepte d’emmener sa fille A. Niang, âgée de quinze ans, à l’hôpital. Après l’examen médical, l’enquête a pu progresser et Garga a finalement été interpellé, notamment dans le quartier Mbawor.
Avant les faits, rien ne laissait présager qu’un tel acte puisse éclore dans cette famille. « Agé de 36 ans, Garga était très lié à M. Ndao, une commerçante de quatre ans son aînée » et qui, selon les enquêteurs, lui « a toujours apporté son soutien dans la mobilisation, lui ouvrant les portes de sa maison ».
Le récit de la victime est bruissant: lorsque Garga s’est introduit dans le domicile, « le lutteur saute alors sur l’adolescente, l’entraîne de force dans une chambre, la jette sur le lit, la bâillonne, puis la viole ». À propos du premier viol, elle confie: « La première fois, c’était en l’absence de ma mère. J’ai saigné, puis il m’a demandé de tout nettoyer et de ne rien dire à personne, sinon il allait me tuer ».
Le calvaire a duré, viols répétés « dans toutes sortes d’endroit, au nez et à la barbe de sa mère », jusqu’à ce que A. Niang décide de se confier. Sa mère se remémore « ce moment de vertige, comme si le sol se dérobait sous ses pieds ». Face à l’ampleur des faits, la mère porte l’affaire à la police, mais les premières mesures se heurtent à la réticence et à la peur de réactions violentes du prédateur.
Le soutien des relais communautaires a permis de rouvrir le dossier et d’obtenir une protection pour la mère et la fille. Un agent de police les accompagne désormais au centre de santé de Yeumbeul et les résultats des examens gynécologiques confirment les rapports sexuels.
Le mardi 6 janvier, l’action policière s’accélère: Garga est traqué, arrêté et conduit à la police de Yeumbeul-Sud. Il nie d’abord les faits, admettant seulement s’être rendu au domicile de la victime « en l’absence de sa mère pour lui offrir de l’argent », précisant « J’ai l’habitude de lui en donner ». Le dossier, et les éléments décrits par A. Niang, corroborent les constatations des enquêteurs, et Kh. Dieng alias Garga est déféré au parquet pour abus sexuels et détournement de mineure.
En bref, après des mois de retard et de menaces, l’affaire est portée devant le parquet et Garga est incarcéré, conformément aux conclusions des enquêteurs et des témoignages des proches et de la victime.
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