Lors d’une rencontre diplomatique tenue ce dimanche à Riyad, le président du Conseil présidentiel du Yémen, Rashad al-Alimi, a réaffirmé la nécessité absolue pour l’État de centraliser le contrôle des armes afin de restaurer les institutions nationales. S’entretenant avec l’ambassadeur britannique Abda Sharif, le dirigeant a exposé sa vision pour une normalisation de la situation sécuritaire dans le pays.
Selon les déclarations relayées par l’agence officielle Saba, le chef de l’État a qualifié la reprise en main des camps militaires dans les provinces orientales d’Hadramaout et d’al-Mahra d’étape cruciale pour la réaffirmation de l’autorité étatique. Cette démarche vise à unifier la prise de décision militaire et à mettre fin à la fragmentation des forces armées. Le président al-Alimi a souligné que ces efforts, couplés à la stabilisation de la capitale provisoire Aden, sont indispensables pour améliorer la situation humanitaire et faciliter l’acheminement de l’aide internationale.
Dans cette optique de restructuration, la création d’un Comité militaire suprême a été annoncée samedi. Placé sous la supervision de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, cet organe a pour mission de réorganiser l’ensemble des formations militaires et sécuritaires sous la tutelle exclusive des ministères de la Défense et de l’Intérieur. Cette initiative vise à offrir un cadre professionnel et unifié aux forces de défense du Yémen.
Par ailleurs, le président du Conseil présidentiel a salué la décision du Conseil de transition du Sud (CTS) de prononcer sa dissolution, qualifiant cet acte de « courageux et responsable » dans un contexte critique. Il a exhorté les acteurs politiques à aborder cette nouvelle phase avec un esprit constructif, mettant en garde contre toute logique de représailles ou d’exclusion qui rappellerait les erreurs du passé. Cette dissolution intervient après des tensions marquées en décembre, alors que le CTS revendiquait historiquement la sécession du sud du pays, unifié au nord depuis 1990.