En marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, les chefs de la diplomatie américaine et japonaise ont tenu une réunion de travail décisive. Au-delà des questions de défense classiques, l’échange a permis de définir une nouvelle approche de coopération incluant un volet économique précis.
La rencontre entre le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, et le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a été qualifiée d’échange « franc » par la diplomatie nippone. Les deux responsables ont profité de leur présence en Allemagne pour réajuster les termes de leur alliance face aux défis actuels. L’objectif affiché est de faire progresser une « coopération sécuritaire concrète » afin de renforcer les capacités de dissuasion et de réponse de l’axe Washington-Tokyo.
La priorité donnée aux matériaux critiques
Si la sécurité militaire reste le socle de l’alliance, avec la présence de plus de 50 000 soldats américains sur le sol japonais, les discussions ont pris une tournure économique stratégique. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, les deux hommes ont réaffirmé leur engagement sur des initiatives de sécurité économique ciblant spécifiquement deux domaines : les minerais critiques et les terres rares.
Cette sécurisation des chaînes d’approvisionnement s’accompagne de la mise en œuvre de l’accord sur les droits de douane entre les deux pays.
Les dossiers régionaux sur la table
Les discussions ont également porté sur la géopolitique asiatique. Marco Rubio et son homologue japonais ont abordé les questions liées à la Chine ainsi que leurs politiques respectives à l’égard de la Corée du Nord, en insistant particulièrement sur les programmes nucléaire et balistique de Pyongyang.