Le Premier ministre britannique, actuellement en déplacement stratégique en Asie, a confirmé vendredi la fin des mesures restrictives imposées par Pékin à l’encontre de six parlementaires du Royaume-Uni. Cette annonce, consécutive à des échanges de haut niveau avec la présidence chinoise, a toutefois déclenché une réponse hostile de la part des élus concernés, remettant en cause la méthode diplomatique employée par Londres.
**Une normalisation diplomatique revendiquée par Londres**
C’est depuis Shanghai, au terme d’une visite officielle de trois jours, que Keir Starmer a officialisé la nouvelle. Selon les déclarations du chef du gouvernement rapportées par l’agence Anadolu, la Chine a levé « toutes les restrictions » qui visaient jusqu’alors quatre députés conservateurs de la Chambre des communes et deux membres de la Chambre des lords.
Le Premier ministre a indiqué que les interdictions de voyage et les sanctions associées « ne s’appliquent plus ». Pour le dirigeant britannique, premier chef de gouvernement à se rendre à Pékin depuis 2018, cette décision vient « valider » son approche diplomatique. Il a précisé avoir personnellement soulevé ce « sujet de préoccupation » lors de son entretien jeudi avec le président Xi Jinping, dans le but de favoriser des échanges ouverts sur les « questions sensibles ».
**Le refus des parlementaires de servir de « monnaie d’échange »**
La réaction des principaux bénéficiaires de cette mesure a pris le contre-pied de la satisfaction affichée par l’exécutif. Dans un communiqué relayé par la BBC, les députés et pairs visés ont affirmé qu’ils ne souhaitaient pas être « utilisés comme monnaie d’échange » dans le cadre de ce rapprochement bilatéral.
Loin de remercier le Premier ministre pour son intervention, ces parlementaires ont déclaré qu’ils « préféreraient rester sanctionnés » plutôt que de voir leur situation servir d’argument dans les négociations actuelles. Cette position rejoint les critiques formulées par le Parti conservateur, qui accuse Keir Starmer de « se soumettre » aux exigences de la Chine dans sa quête d’opportunités économiques pour le Royaume-Uni.