Vers une grève de la faim des travailleurs : « Le Soleil » de Yakham Mbaye assombri
PUBLICITÉ

Vers une grève de la faim des travailleurs : « Le Soleil » de Yakham Mbaye assombri

La crise sociale au quotidien «Le Soleil» persiste. En bras de fer avec le Directeur général Yakham Mbaye depuis longtemps, le collège des délégués du personnel a décidé d’intensifier la lutte dans les prochains jours.

Dans un communiqué signé par les responsables syndicaux, les travailleurs préviennent Yakham Mbaye que ses «tentatives de manipulation» ne peuvent pas distraire les travailleurs du journal «Le Soleil» qui restent plus que jamais mobilisés pour la reconquête de leurs acquis et la restauration de leur dignité.

Au-delà du préavis de grève déposé depuis le 20 mai et qui va conduire prochainement à un arrêt total de travail, une première dans l’histoire de cette institution publique, le personnel prévoit des actions d’envergure en vue d’obtenir une satisfaction de l’ensemble des revendications légitimes.

Dans le plan d’actions des travailleurs, figurent l’organisation d’un sit-in à la Place de la Nation le 15 juin et une grève de la faim dans la foulée. D’après la même source, depuis quelques mois, «Le Soleil» vit les moments les plus difficiles et les plus sombres et incertaines de son histoire.

A en croire les syndicalistes, depuis novembre 2021, tout est à l’arrêt. Dans ce contexte de flambée des prix des denrées où le gouvernement prend la décision d’augmenter les salaires dans presque toutes les structures, la direction générale du quotidien «Le Soleil», elle, continue de détruire des acquis des travailleurs et de bâillonner les libertés syndicales. Cela, en violation flagrante de l’accord cadre d’entreprise et des dispositions du code du travail, lit-on dans L’AS.

D’après les syndicalistes, au moment où le chef de l’Etat parle de poursuite, avec les structures publiques de presse, de la dynamique de transformation numérique et de modernisation des médias publics, «Le Soleil» ne dispose même pas d’un site référencé.

Et pourtant, déjà en 1998, quelques années seulement après l’avènement de l’internet au Sénégal, le quotidien national était en ligne. En plus, les archives du «Le Soleil», un pan important de l’histoire du Sénégal, sont en train de se pétrifier au fond d’une chambre.

Pendant ce temps, se désolent-ils, le directeur général se la coule douce dans sa jolie villa dont la simple réhabilitation a coûté plus de 50 millions au «Le Soleil».

A les en croire, c’est le seul bilan dont il peut se gargariser d’ailleurs après sa prouesse d’avoir anesthésié bien des travailleurs que son verbe injurieux et ses licenciements abusifs ont inhibés. Les travailleurs se disent prêts à laisser leurs vies dans ce combat qui est celui de la survie du journal «Le Soleil» et de la dignité des travailleurs.

PUBLICITÉ