Une surveillance de 48 heures au marché Castors aboutit à la découverte d’un arsenal thérapeutique détourné

Une opération de sécurisation menée les 4 et 5 février 2026 a permis de mettre un terme aux agissements d’un réseau de trafic de médicaments psychotropes établi à Dakar. Sur la base de renseignements précis, la Brigade Régionale des Stupéfiants (BRS) a procédé à une intervention ciblée, aboutissant à l’interpellation de deux suspects et à la confiscation d’un stock pharmaceutique détourné de son usage légal.

L’enquête a débuté suite à l’exploitation d’une information signalant des transactions suspectes au cœur du marché de Castors. Selon nos sources, relayées par Kawtef, un commerçant local utilisait son établissement comme couverture pour écouler des produits illicites. Le dispositif de surveillance mis en place par les éléments de la BRS a permis d’intercepter le principal suspect en flagrant délit, alors qu’il s’apprêtait à effectuer une livraison. La fouille de sécurité immédiate a révélé la possession d’une somme d’argent conséquente, présumée provenir de ces ventes non autorisées.

Les investigations ne se sont pas limitées à cette première arrestation. L’interrogatoire du commerçant a rapidement orienté les enquêteurs vers son fournisseur, localisé aux abords du terrain de football de Castors. Cette seconde phase de l’opération a conduit à l’interpellation de ce complice présumé, trouvé en possession de deux téléphones portables.

C’est la perquisition minutieuse de la boutique du commerçant qui a permis de mesurer l’ampleur du trafic. Les limiers y ont découvert un véritable arsenal de produits psychotropes : 43 boîtes de Lexomyl, 47 de Rivotril, 11 de Valium, ainsi que des stocks d’Alparaz, de Bromazepam et de Temesta. Au total, quatre téléphones portables et des fonds numéraires ont été mis sous scellés.

Les deux individus, ayant reconnu les faits, ont été placés en garde à vue pour association de malfaiteurs, détention et trafic de substances psychotropes. La Police nationale, qui poursuit ses investigations pour identifier d’éventuelles ramifications, rappelle que le numéro vert 800 00 17 00 reste à la disposition des citoyens pour tout signalement.

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