Une plainte d’août 2024 rattrape Élie Yaffa : les raisons de la garde à vue notifiée au rappeur après ses concerts

La mesure a été mise à exécution au lendemain d’une série de représentations artistiques dans la capitale française. Le rappeur Élie Yaffa, connu sous le nom de scène Booba, a été placé en garde à vue ce lundi. Cette procédure coercitive fait suite à une action en justice initiée l’été dernier par une figure majeure de la scène musicale et son ancienne épouse.

Selon les informations relayées par nos confrères d’IGFM, citant l’AFP, cette audition sous le régime de la garde à vue vise à entendre l’artiste sur des faits présumés de harcèlement moral et de cyberharcèlement. La mesure, qui peut s’étendre jusqu’à 48 heures, découle d’une plainte déposée en août 2024 par Gims et celle qui était alors sa compagne, Demdem.

**Une procédure sur fond de tensions numériques**

Les plaignants dénoncent des attaques répétées et nuisibles. Quelques mois avant cette convocation, Gims avait publiquement justifié sa démarche judiciaire, précisant qu’elle ne relevait pas d’une crainte personnelle mais d’une volonté de protéger son entourage. Il s’agissait, selon ses déclarations, d’envoyer un signal contre la gravité des comportements reprochés.

Face à ces accusations, Booba a maintenu sa ligne de conduite habituelle sur les réseaux sociaux. L’artiste a multiplié les messages virulents et les provocations à l’encontre de Gims et de ses proches, alimentant une rivalité qui a glissé du terrain artistique vers l’arène judiciaire.

**Un contexte judiciaire et personnel chargé**

Cette audition intervient alors que la situation personnelle des plaignants a évolué. En juin dernier, après vingt ans d’union et quatre enfants, Demdem avait annoncé officiellement sa séparation avec Gims.

Sur le plan judiciaire, ce n’est pas la première fois qu’Élie Yaffa doit répondre de tels chefs d’accusation. Le rappeur est déjà mis en examen dans une autre affaire de harcèlement moral aggravé, concernant cette fois l’influenceuse Magali Berdah. La présente garde à vue marque une nouvelle étape dans le traitement des conflits numériques par les autorités judiciaires françaises.

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