Des scènes de tensions ont marqué la soirée de dimanche dans plusieurs villes de l’Hexagone. Alors que l’actualité sociale et politique reste dense en France, des groupes d’individus dissimulant leur visage ont investi l’espace public pour mener des actions coordonnées, provoquant l’intervention des forces de l’ordre. Ces démonstrations de force, qui mêlent revendications identitaires et slogans radicaux, trouvent leur origine dans un événement dramatique survenu quelques jours plus tôt dans la région lyonnaise.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, une cinquantaine d’individus cagoulés se sont rassemblés boulevard de Ménilmontant, à Paris. D’après une source policière, ces manifestants ont effectué des saluts nazis tout en scandant des slogans tels que « On est chez nous » et « Justice pour Quentin ». L’arrivée des forces de l’ordre a provoqué la dispersion immédiate du groupe, et aucune interpellation n’a été signalée sur le moment. Ce scénario s’est reproduit à Strasbourg, où une vingtaine de personnes se sont réunies, ainsi qu’à Nice, témoignant d’une synchronisation des actions.
Ces mobilisations interviennent en réaction directe à la mort de Quentin Deranque, présenté comme un militant nationaliste. Ce dernier a perdu la vie à Lyon, en marge d’une conférence tenue à l’Institut d’études politiques par l’eurodéputée de La France insoumise (LFI), Rima Hassan. Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a annoncé l’ouverture d’une enquête criminelle pour « homicide volontaire » afin de déterminer les circonstances exactes de cette agression mortelle. Selon le parquet, des violences auraient éclaté lorsque des individus ont tenté d’arracher une banderole, visant notamment des militantes présentes sur place.
Le climat s’est également alourdi sur le plan politique local. Des inscriptions menaçantes, telles que « LFI tue », ont été découvertes au domicile d’une candidate, tandis que des symboles antisémites ont été tagués place de la République. Face à ces événements, une enquête a été ouverte pour « provocation publique à la discrimination ». Si ces démonstrations restent rares, elles rappellent, selon les observateurs, les tensions observées en 2023 après le drame de Crépol.