Un pied à l’amphi, l’autre à l’étranger : Les profs voyageurs dans le viseur du ministère

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a saisi les recteurs des universités publiques sur la situation d’enseignants-chercheurs sénégalais recrutés dans un pays voisin, soulevant des interrogations quant au respect des règles en vigueur.

Dans une circulaire adressée aux responsables universitaires, le ministre indique avoir constaté, « à travers une liste des admis au recrutement d’enseignants-chercheurs pour le compte d’un pays voisin », que « les prénoms et noms de cinquante-neuf enseignants-chercheurs en exercice dans nos universités publiques y figurent ».

Selon le document, cet enrôlement dans la fonction publique d’un autre État « remet en cause certaines dispositions légales et réglementaires en vigueur dans les universités publiques sénégalaises ». Le ministre souligne la nécessité de préserver une gestion cohérente des ressources humaines et d’assurer « le bon déroulement des activités d’enseignement et de recherche ».

Face à cette situation jugée préoccupante, les recteurs sont invités à se saisir du dossier afin de fournir, dans les meilleurs délais, des informations détaillées sur « la nature des relations contractuelles des principaux concernés », ainsi que sur « les mesures que vous envisagez de prendre pour le règlement de cette affaire ».

Le ministre conclut en insistant sur l’importance accordée à cette démarche, affirmant : « J’attache du prix à l’exécution effective de cette instruction », marquant ainsi la volonté des autorités de clarifier le statut de ces enseignants-chercheurs au regard des textes en vigueur.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

4 commentaires

  1. Le problème des masters est le fait de ces professeurs qui ne sont jamais présents dans les universités pour encadrer les étudiants en Master 2 ils font les cours en ligne et n’ont pas le temps pour encadrer les étudiants en Master 2 qui sont obligés d’attendre 2 ou 3 ans en année Master pour soutenir

    Soit on reste dans l’université ou on démissionne et on va ailleurs on ne retient personne


  2. Pourquoi tout ce tollé? Ces profs qui le souhaitent peuvent démissionner de leur poste et aller dans ce pays voisin. Ce sera bientôt le tour des médecins et autres ingénieurs.


Laisser un commentaire