Le président turc entame cette semaine une séquence diplomatique de premier plan au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Selon le calendrier communiqué par la présidence turque, ce déplacement s’articule autour de deux escales stratégiques visant à redéfinir les axes de collaboration avec deux puissances régionales majeures.
Le chef de l’État turc, Recep Tayyip Erdogan, est attendu ce mardi en Arabie saoudite pour la première étape de cette tournée. À Riyad, il doit s’entretenir avec le prince héritier Mohammed ben Salmane. Cette rencontre au sommet a pour objectif affiché le renforcement de la coopération bilatérale entre Ankara et Riyad.
Les discussions en terre saoudienne ne se limiteront pas aux seuls enjeux économiques ou diplomatiques entre les deux nations. D’après les éléments fournis par l’agence Anadolu, les deux dirigeants aborderont également les développements régionaux et internationaux actuels.
Une échéance stratégique au Caire
Au lendemain de son étape dans le Golfe, le président Erdogan rejoindra l’Égypte ce mercredi, répondant ainsi à l’invitation de son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi. Cette visite revêt une dimension institutionnelle particulière puisqu’elle servira de cadre à la deuxième réunion du Conseil de coopération stratégique de haut niveau entre la Turquie et l’Égypte.
Les deux chefs d’État coprésideront cette instance, conçue pour structurer les relations bilatérales sur le long terme. En marge de ces travaux politiques, le volet économique occupera une place centrale avec la participation prévue du dirigeant turc au Forum économique Turquie-Égypte.
La situation en Palestine au centre des priorités
Au-delà du renforcement des liens bilatéraux avec Riyad et Le Caire, cette tournée diplomatique s’inscrit dans un contexte régional tendu. Les échanges prévus, tant en Arabie saoudite qu’en Égypte, doivent permettre d’aborder les grands dossiers internationaux du moment.
Une attention particulière sera accordée à la situation en Palestine. Ce dossier, qualifié de prioritaire, figurera en bonne place dans l’agenda des discussions entre le président turc et ses interlocuteurs arabes, confirmant la volonté d’Ankara de jouer un rôle actif dans les dynamiques régionales.