Le secrétaire général de l’Union des transporteurs routiers du Sénégal (UTRS), Gora Khouma, est monté au créneau pour dénoncer le retard dans l’adoption du document final issu des États généraux du transport, organisés pour corriger les manquements structurels du secteur.
Selon lui, malgré l’implication de plusieurs autorités étatiques, le texte n’a toujours pas été entériné. « Le ministre du Travail a mis sa main, le ministre des Transports, le ministre des Forces armées, pratiquement tout le gouvernement a réagi par rapport à ce document », a-t-il rappelé sur la Rts, avant de s’interroger : « Que fait ce document au bureau du président de la République depuis 2024 ? Pourquoi tarde-t-il à sortir ? »
Pour Gora Khouma, la solution est simple et urgente : « Il faut qu’il signe. Et qu’on applique. Ensuite, on verra la suite. » Il estime que chacun doit désormais « jouer le jeu », face à une situation devenue intenable sur les routes sénégalaises.
Le responsable syndical tire la sonnette d’alarme sur l’insécurité routière persistante. « On ne se réveille pas sans compter les morts et les blessés », déplore-t-il, tout en assumant sa part de responsabilité en tant qu’acteur du transport routier. « Je dis la vérité. Dire la vérité n’est ni un péché ni un crime. »
Entre surcharge, excès de vitesse et défaillance humaine, la route reste, selon lui, un danger quotidien pour les usagers. En attendant que les décisions annoncées se traduisent enfin en actes concrets, Gora Khouma appelle l’ensemble des acteurs du secteur à assumer pleinement leurs responsabilités afin d’endiguer l’hécatombe sur les routes.