Transport aérien : La CEDEAO acte une baisse de 40% sur le prix des billets pour les voyageurs

Depuis le 1er janvier, une nouvelle dynamique s’installe dans le ciel ouest-africain avec l’entrée en vigueur d’une réforme majeure adoptée par la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette initiative vise à réduire de manière drastique le coût du transport aérien pour faciliter la mobilité entre les pays membres.

Selon les informations relayées par Sud Quotidien, cette réforme ambitieuse cible une diminution d’environ 40 % sur le prix final des billets d’avion. Pour atteindre cet objectif, l’organisation régionale a validé la suppression totale des taxes non aéronautiques, incluant la taxe sur les billets, la taxe touristique ainsi que la taxe de solidarité. Parallèlement, une réduction de 25 % est appliquée sur les redevances passagers et de sécurité. Ces ajustements entendent corriger une anomalie structurelle dans la sous-région, où les taxes et diverses redevances pouvaient représenter jusqu’à la moitié du tarif payé par le voyageur.

Au-delà de l’aspect tarifaire, cette mesure cherche à redynamiser un secteur où l’Afrique de l’Ouest accuse un retard par rapport à d’autres zones, comme l’Afrique du Nord qui capte une part prépondérante du trafic continental. En rendant les déplacements plus abordables, les autorités espèrent stimuler le tourisme intra-régional et fluidifier les échanges commerciaux. Cette politique s’applique à douze pays, dont le Sénégal, le Nigeria et la Côte d’Ivoire, mais exclut de fait le Mali, le Burkina Faso et le Niger, membres de l’Alliance des États du Sahel ayant quitté l’organisation.

La réussite de ce dispositif repose désormais sur son application effective par les compagnies aériennes et les gestionnaires d’aéroports. Un mécanisme de surveillance régional a été instauré pour s’assurer que les baisses de charges soient réellement répercutées sur les consommateurs et non absorbées en marges bénéficiaires. Ce contrôle s’avère crucial dans un secteur où la transparence des prix fait souvent défaut, constituant un test majeur pour la capacité de la CEDEAO à réguler le marché commun au profit des populations.

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4 commentaires

  1. C’est une honte que d’exclure les de l aes.

    Diomaye Faye ne devrait pas accepter cela


    • Une honte comment? Vous voulez qu’ils soient exempts des contraintes qui s’appliquent aux membres mais qu’ils bénéficient des avantages?? Que tous les pays quittent dans ce cas parce quitter deviendrait plus avantageux…

      Ils ont fait le choix de quitter, qu’ils assument. On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre!


  2. Bientôt les pauvres pourront goûter aux délices des airs. L’avion ne doit plus être un luxe mais une nécessité.


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