Les communautés amazighes d’Afrique du Nord célèbrent le Nouvel An berbère, Yennayer, marquant l’entrée dans l’année 2976 du calendrier amazigh. Cette commémoration, qui se tient les 12 ou 13 janvier selon les zones géographiques, constitue un moment privilégié de transmission du patrimoine culturel et des traditions ancestrales.
Yennayer trouve ses racines dans l’histoire ancienne des peuples d’Afrique du Nord, s’articulant étroitement autour des cycles agricoles et de la vie communautaire. Le calendrier amazigh, basé sur une organisation solaire, structure les saisons et guide les activités de la terre. Cette fête symbolise le renouveau et l’abondance pour l’année à venir, tout en servant de vecteur pour la préservation de l’identité amazighe auprès des nouvelles générations.
Les célébrations sont marquées par des rassemblements familiaux autour de mets traditionnels, notamment le couscous aux sept légumes ou des galettes spécifiques à chaque région. Au-delà de la gastronomie, les villes et villages organisent des manifestations culturelles incluant danses folkloriques, chants et expositions artisanales. Comme le rapporte l’agence Anadolu, cette fête représente un « pilier du patrimoine immatériel et un vecteur essentiel de transmission des traditions ».
Dans des pays comme le Maroc et l’Algérie, Yennayer bénéficie d’une reconnaissance officielle et est célébré comme jour férié. Cette institutionnalisation témoigne de l’importance accordée à la mémoire collective et permet aux citoyens de partager des moments de convivialité, renforçant ainsi le tissu social des communautés concernées.