La situation sécuritaire au Sud-Liban demeure précaire malgré les accords de trêve en vigueur. Alors que le calendrier prévoyait un retrait progressif des forces étrangères, un nouvel incident impliquant de l’artillerie lourde a été signalé ce vendredi, mettant en cause une unité blindée israélienne face à des troupes régulières en mission d’observation internationale.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, qui cite l’Agence nationale d’information (ANI), un char israélien a ouvert le feu en direction d’une unité de l’armée libanaise. L’incident s’est produit à proximité de Wadi al-Asafir, une zone située au sud de la ville de Khiam dans le district de Marjayoun. La particularité de cette frappe réside dans le fait que l’unité visée effectuait une mission conjointe avec les soldats de la paix de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).
Les tirs provenaient d’une position militaire récemment établie par l’armée israélienne dans la région des Hammams. D’après les données fournies par l’agence officielle libanaise, le char a spécifiquement ciblé les environs immédiats où opéraient les soldats libanais aux côtés des Casques bleus. À ce stade, le rapport ne fait état d’aucune victime humaine ni de dégâts matériels majeurs.
Cet événement survient dans un contexte de mise en œuvre complexe du cessez-le-feu censé mettre fin à plus d’un an d’hostilités. Si l’armée israélienne n’a pas réagi dans l’immédiat à ces accusations, la FINUL signale régulièrement que ses positions font l’objet de tirs, rappelant la nécessité du respect des accords. Selon les termes de l’entente, les forces israéliennes devaient se retirer du Sud-Liban en janvier 2025, mais un retrait partiel et le maintien de postes frontières continuent d’alimenter les tensions sur le terrain.