Tidiane Dièye: « Macky Sall a détruit la vitrine démocratique et noyé l’Etat de droit sous un monceau… »

Les titres des journaux se suivent et se ressemblent. Notre jeunesse quitte le pays par milliers et meurt par centaines sans que le gouvernement ne lève le plus petit doigt. Lorsqu’ils ne disparaissent pas dans la mer, ils finissent par débarquer sur les côtes espagnoles, entassés dans les pirogues, fatigués, les yeux hagards, mais heureux de s’être délivrés d’un pays qu’il considère presque comme un enfer. Certains jubilent et rendent grâce à Dieu de les avoir fait échapper à cet enfer.

Ceux qui empruntent les routes du désert ne sont pas plus chanceux. Leurs cadavres jonchent le sol, à la merci des animaux.

Sous d’autres cieux en Amérique, on les voit coucher à même le sol, tout au long des avenues New Yorkaises, sous le regard médusé, quelque fois dédaigneux, des habitants choqués par ces sénégalais arrivés par les routes Nicaraguayennes.

L’image que renvoie notre pays au reste monde me fend le cœur. Que sommes-nous donc devenus?
Partout dans le monde, notre pays apparaît dans les médias sous des qualificatifs de la répression, la violence d’Etat, la pauvreté, la fuite massive des jeunes, etc.

Macky Sall a détruit la vitrine démocratique et noyé l’Etat de droit sous un monceau de pratiques anticonstitutionnelles et illégales. Sa principale prouesse, après 12 ans d’exercice du pouvoir, est d’avoir amené une large frange de la jeunesse sénégalaise à détester le Sénégal, un pays qu’il chérissait tant et pour lequel il était prêt à tout. Car beaucoup assimilent l’Etat du Sénégal à son chef.

La dignité de notre peuple est en lambeau. Et son horizon s’est assombri. Quand un Président peut acheter des équipements militaires et du matériel de répression en milliards mais ne peut trouver de solution pour faire travailler ses jeunes ou les empêcher d’aller à la mort, tourne sa page, au plus vite, devient une œuvre de salubrité publique. C’est un intérêt national vital.

Nous devons tous nous y atteler, en oubliant toute autre considération.
Je m’incline devant les morts et prie pour le repos de leur âme. Puisque le gouvernement n’a pas assez de compassion et d’humanisme pour décréter un deuil national, après avoir échoué à empêcher les jeunes partir, il peut au moins appeler à de larges assises nationales pour que tous viennent l’aider à trouver des solutions à ce fléau.
Il doit avoir cette humilité. Car il s’agit de vies humaines.

Par Docteur Cheikh Tidiane Dièye

7 COMMENTAIRES
  • Boune O BITEYE

    En tout cas DOYNA waar.

    Mann daal khipi saay beut khoolee rekk

  • Sow

    Cheikh khana t es docteur en verbillage t es trop bavard et tu ne dis que des inepties

  • Aida Fall

    Il faut des a present preparer les millions de Senegalais pour qu’ils n’acceptent jamais un gouvernement illegitime qui nest pas elu par la majorite du peuple. Il faut etre pret a rendre le pays ingouvernable par la desoibessance, l’insurection, la guerre civile, ou le soulevement populaire. Il faut etre pret.

  • Toure alioune

    POUR ENSUITE SE PERMETTRE D,ÊTRE LE MESSAGER POUR LA PAIX DANS LE MONDE:PAR NACRON.

  • Deug

    Mais vous. Ou étiez vous quand sonko défié l’état. Quand il invité les jeunes à venir déloger le président de la république. Et même le faire comme samueldo. Les saccages les pillages les cocktails molotof. Vous êtes vraiment des malades de pouvoir

  • Hane

    Pauvre état ! Quand de soit-disants opposants s’érigent en donneur de leçons croyant que la démocratie est synonyme d’anarchie. Des personnes qui se disent opposants, qui brûlent des dépôts de bus, des maisons d’honnêtes citoyens, qui saccagent des facultés, qui brûlent la bibliothèque universitaire, détruisent des installations du TER et du BRT, qui veulent marcher sur le palais pour y déloger son locataire légitime, qui jettent des coktails molotov sur un bus rempli de passagers, des individus qui piétinent toutes les institutions de la république. Si lutter contre ces bandits équivaut à détruire cette vitrine démocratique qu’est le Sénégal, nous sommes tout à fait preneurs car la démocratie dont vous faites allusion ici n’est pas celle que nous avons hérité ni de la Grèce antique ni de la France, moins encore des sociétés africaines.

  • Deuk

    Il faut se preparer a la desoibeissance et ne pas reconnaitre un gouvernement illlegitime.

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