Les garde-côtes des États-Unis ont procédé, tôt ce vendredi, à l’arraisonnement d’un cinquième pétrolier, identifié comme l’Olina. Cette opération s’inscrit dans le cadre du renforcement des sanctions américaines visant les exportations pétrolières du Venezuela.
Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, qui cite le Wall Street Journal, le navire, anciennement baptisé Minerva M, avait déjà fait l’objet de sanctions de la part de Washington pour son implication dans le transport de pétrole russe. Cette nouvelle saisie risque d’exacerber les tensions entre les États-Unis et la Russie, survenant peu après l’interception d’un autre bâtiment qui bénéficiait d’une protection russe.
L’administration Trump utilise ces saisies comme un levier stratégique pour accentuer la pression sur le Venezuela et démanteler la « dark fleet » ou flotte fantôme. Ce réseau, composé d’environ 1 000 navires, recourt à des pratiques de dissimulation pour transporter du pétrole sous embargo. Cette offensive américaine fait écho à de récents événements dans l’Atlantique, notamment la saisie du pétrolier Marinera que la Russie avait vivement dénoncée.
Les données indiquent qu’environ 70 % des exportations de pétrole vénézuélien dépendent de ces navires sanctionnés pour contourner les restrictions. Ces actions visent également à avertir la Russie, la Chine et l’Iran contre tout soutien au contournement des sanctions, dans un contexte où l’intervention américaine au Venezuela a déjà causé de lourdes pertes humaines, comme en témoignent les hommages rendus aux victimes de cette intervention.