Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, a formellement exclu lundi toute possibilité d’une prise de contrôle de son territoire par les États-Unis. Face aux spéculations grandissantes, le chef du gouvernement a tenu à rassurer la population locale tout en exigeant un retour aux canaux diplomatiques traditionnels.
Lors d’un point de presse, Jens-Frederik Nielsen a rejeté les comparaisons établies avec la situation au Venezuela. Selon l’agence Anadolu, le dirigeant a affirmé que le Groenland est une démocratie établie depuis de longues années et ne se trouve pas dans une configuration vulnérable à une annexion soudaine. Il a exhorté ses concitoyens à ne pas céder à la panique, soulignant que la situation actuelle ne permet pas aux États-Unis de s’emparer du territoire.
Le chef du gouvernement groenlandais a exprimé son insatisfaction concernant la méthode de communication employée par Washington. Il a critiqué les échanges par médias interposés, qualifiant cette approche de peu respectueuse. Pour Nielsen, il est impératif de rétablir la coopération antérieure et de cesser les discussions via des canaux détournés. Il a également averti que le ton pourrait se durcir si le dialogue ne retrouvait pas un cadre formel.
Cette sortie médiatique intervient alors que le président américain Donald Trump a réitéré son intérêt pour l’acquisition du Groenland, territoire autonome du Danemark, évoquant des impératifs de sécurité nationale. Face à ces velléités, Jens-Frederik Nielsen a appelé à l’unité nationale et à la solidarité avec les alliés du Groenland, assurant que son gouvernement met tout en œuvre pour préserver l’intégrité du territoire.