Tensions dans le Golfe : La « grande armada » américaine confirmée par Donald Trump malgré l’accalmie diplomatique annoncée

Alors que le président américain quittait le Forum économique mondial de Davos, la question des relations avec Téhéran est revenue au centre des discussions diplomatiques et militaires. Si l’heure semblait à une relative désescalade ces derniers jours, les mouvements stratégiques sur le terrain indiquent une réalité bien différente, confirmée directement par le chef de l’État américain depuis son avion présidentiel.

C’est une déclaration qui tranche avec les récents signaux d’ouverture. À bord d’Air Force One, Donald Trump a confirmé jeudi l’envoi d’une « armada » navale américaine vers la région du Golfe. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le président des États-Unis a précisé que cette force massive, incluant un groupe aéronaval, doit arriver au Moyen-Orient dans les prochains jours. L’objectif affiché par la Maison Blanche est clair : maintenir l’Iran sous une surveillance étroite.

« Nous observons l’Iran », a déclaré Donald Trump aux journalistes, ajoutant qu’une « grande force » faisait route vers la zone. Cette annonce intervient alors que des rapports de médias américains signalaient déjà, la semaine passée, le déroutement du porte-avions USS Abraham Lincoln et de son groupe de frappe, initialement prévus en mer de Chine méridionale, vers le Moyen-Orient.

Une stratégie de pression maximale « au cas où »

Le président américain a tenu à nuancer ce déploiement de force en réitérant son souhait d’éviter un conflit ouvert. « Je préférerais ne rien voir se produire, mais nous les surveillons de très près », a-t-il souligné. Cette posture s’accompagne d’une justification préventive : « Nous avons beaucoup de navires qui vont dans cette direction, juste au cas où, nous avons une grande flottille qui y va, et nous verrons ce qui se passera. »

Ce renforcement militaire survient dans un contexte particulier. Donald Trump avait semblé revenir sur ses menaces d’action militaire la semaine dernière, après avoir reçu, selon ses dires, des assurances de Téhéran concernant l’arrêt des exécutions de manifestants. Les autorités iraniennes, de leur côté, nient toute planification d’exécutions liées aux mouvements de contestation antigouvernementale qui secouent le pays depuis fin décembre.

La ligne rouge du nucléaire

Lors d’un entretien accordé à CNBC à Davos, le président américain a fixé une limite stricte : la reprise du programme nucléaire iranien. Faisant référence aux frappes aériennes américaines sur les installations nucléaires iraniennes de juin 2025, Donald Trump a averti : « S’ils le font, cela se reproduira. »

Face à ce déploiement, la réaction de Téhéran ne s’est pas fait attendre. Dans une tribune publiée mardi par le Wall Street Journal, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a mis en garde Washington. « Nos puissantes forces armées n’auront aucun scrupule à riposter avec tout ce que nous avons si nous sommes à nouveau attaqués », a écrit le diplomate, précisant qu’une confrontation totale serait « féroce » et dépasserait les estimations temporelles avancées par certains alliés des États-Unis dans la région.

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