La situation reste particulièrement volatile au sein de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Alors que des mesures d’apaisement venaient d’être actées par les autorités académiques concernant la restauration, une information tragique, initialement contestée par les forces de l’ordre, a été corroborée par les représentants étudiants.
Le climat universitaire oscille entre tentative de retour à la normale et brusque montée de tension. Selon les informations rapportées par Le Quotidien, les autorités ont procédé à la réouverture des restaurants universitaires, une mesure attendue pour relâcher la pression née des récentes « Journées sans ticket » (JST). Cette décision aligne l’UCAD sur d’autres établissements comme ceux de Saint-Louis ou de Bambey, où le service de restauration fonctionnait normalement hier, les étudiants s’acquittant de leurs tickets sans heurts.
Cependant, cette accalmie logistique a été percutée par une annonce dramatique dans la soirée. Le président de la Commission sociale de l’Amicale des étudiants de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie a signalé le décès d’un étudiant inscrit en deuxième année de Médecine dentaire. Cette information, rapidement relayée par plusieurs camarades du défunt, a plongé le campus dans la consternation.
Une confusion s’est installée lorsqu’une autorité de la Police nationale a, dans un premier temps, démenti cette information sur les ondes d’une radio locale. Face à cette version officielle, les étudiants ont réagi en diffusant des éléments visuels provenant du service médical de l’UCAD. D’après notre source, des images montrant le corps inanimé de l’étudiant étendu sur un banc ont été publiées pour contester le démenti policier et attester de la réalité du drame.
Ce tragique événement survient alors que le mouvement de contestation prenait de l’ampleur, plaçant les pouvoirs publics dans une position délicate quant à la gestion du maintien de l’ordre en milieu universitaire.