Témoin des souffrances d’Halima Gadji, Emmanuelle Keïta désigne sans détour les facteurs ayant précipité le drame

La disparition de l’actrice sénégalaise Halima Gadji continue de susciter une vive émotion au-delà des frontières nationales. Alors que les hommages affluent pour saluer la mémoire de l’artiste, une voix discordante et particulièrement lucide s’élève pour replacer le débat sur le terrain de la santé mentale. L’animatrice et actrice ivoirienne Emmanuelle Keïta a choisi de ne pas se limiter aux condoléances d’usage, préférant livrer un témoignage direct sur les tourments qui ont marqué les derniers instants de la défunte.

Dans une prise de parole relayée par Kawtef, Emmanuelle Keïta refuse la fatalité du silence. « Les morts ne savent pas lire », assène-t-elle, redirigeant l’attention vers l’urgence de protéger les vivants plutôt que de seulement pleurer les disparus. Pour l’Ivoirienne, il est impératif de nommer le mal qui a rongé Halima Gadji : la dépression. Une pathologie qu’elle décrit non pas comme une faiblesse ou un manque de foi, mais comme une conséquence directe d’une accumulation d’épreuves violentes.

Selon les confidences recueillies par Emmanuelle Keïta, Halima Gadji faisait face à une série de traumatismes précis. L’actrice aurait été profondément affectée par une escroquerie financière, à laquelle se sont ajoutés un harcèlement constant et des critiques acerbes sur son physique. Cette pression, amplifiée par la caisse de résonance des réseaux sociaux, finit par isoler même les personnalités perçues comme les plus résilientes.

L’intervention d’Emmanuelle Keïta prend une dimension personnelle lorsqu’elle révèle avoir reçu les confidences de l’actrice sénégalaise, témoignant de sa détresse. Elle avoue également avoir elle-même frôlé cet « abîme », pointant du doigt la brutalité du lynchage médiatique auquel sont exposées les figures publiques en Afrique. En citant d’autres artistes ayant brisé le tabou de la charge mentale, elle appelle à une prise de conscience collective : l’entourage, l’écoute et la bienveillance doivent constituer des remparts effectifs avant que l’irréparable ne survienne.

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