Tchad : Au moins dix morts dans les célébrations de la victoire électorale

Tchad : Au moins dix morts dans les célébrations de la victoire électorale

Les salves de tirs d’armes automatiques célébrant l’élection de Mahamat Idriss Déby ont entraîné au moins une dizaine de morts et plusieurs blessés, selon plusieurs sources interrogées par RFI. Le ministère de la Santé du Tchad a actuellement interdit aux hôpitaux de communiquer des informations aux journalistes, ce qui suscite la colère des syndicats de la presse.

Le patronat de la presse tchadienne a exprimé son indignation, dénonçant une grave menace à la liberté de la presse, tandis que l’Union des journalistes tchadiens a qualifié cette action d’entrave au droit du public à l’information.

Cette situation découle d’une circulaire du ministère de la Santé interdisant aux hôpitaux de divulguer des informations aux médias sur les victimes des « tirs de joie » de militaires et de civils armés qui ont suivi la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle, malgré les instructions contraires de l’état-major et du ministère de la Sécurité publique.

Selon des informations de la presse locale et de membres de la société civile, trois personnes auraient été blessées à Kousseri, ville frontalière du côté camerounais.

Le ministre Abderaman Koulamallah, porte-parole du gouvernement, a invoqué le secret médical et le respect de la dignité humaine. Selon lui, les personnes consentantes peuvent s’exprimer, mais le secret médical empêche les personnels de santé de divulguer des informations sur la santé des patients, tout en rappelant l’interdiction de filmer dans un hôpital sans autorisation.

Concernant les « tirs de joie », le ministre a reconnu qu’ils étaient excessifs et a exprimé ses regrets de manière totale. Il a souligné l’attachement des militaires à leur président, qui est également un général. Le porte-parole du gouvernement a promis la publication d’un bilan complet dans les prochaines 24 heures.

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