Tahirou Sarr, libre sans être libre : La justice surveille ses mouvements financiers

Après plusieurs mois de détention, l’homme d’affaires Tahirou Sarr a retrouvé la liberté, mais sous étroite surveillance judiciaire. Le président du Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier a ordonné la levée de son mandat de dépôt, estimant que les arguments avancés par sa défense soulèvent de réelles zones de débat sur le fond du dossier.

Incarcéré depuis février 2025 dans une affaire portant sur de présumés faits de blanchiment de capitaux et de détournement de deniers publics, Tahirou Sarr bénéficiait déjà d’une liberté provisoire depuis le début du mois de janvier.

Sa sortie effective de prison est intervenue après l’expiration des délais de recours du ministère public, mettant un terme à près d’un an de privation de liberté. Il a regagné son domicile de Yoff dans une atmosphère marquée par des manifestations religieuses.

Au cœur de la procédure, la défense soutient que les flux financiers incriminés trouvent leur origine dans des mécanismes légaux, reposant notamment sur des décisions de justice exécutoires et des conventions liant l’État du Sénégal à des sociétés appartenant à l’homme d’affaires.

Selon ses avocats, les créances revendiquées seraient même supérieures aux montants mis en cause par l’accusation.

Des documents relatifs à des commandes publiques et à des livraisons effectuées pour le compte de l’État ont également été versés au dossier pour étayer cette thèse.

Malgré ces éléments, le parquet financier avait plaidé contre une remise en liberté sans contrainte, invoquant la poursuite d’investigations techniques et la nécessité d’auditions complémentaires au sein de l’administration financière.

Il avait notamment requis une assignation à résidence sous surveillance électronique, une option finalement écartée par les juges. De son côté, l’Agent judiciaire de l’État ne s’est pas opposé à la demande de mainlevée du mandat de dépôt.

La décision judiciaire reste toutefois assortie de conditions particulièrement restrictives. Tahirou Sarr est soumis à une interdiction de quitter le territoire national, ses documents de voyage ont été confisqués et ses mouvements financiers sont strictement encadrés.

Toute opération bancaire étrangère aux besoins essentiels de son foyer lui est désormais proscrite. Il lui est également interdit de s’exprimer publiquement sur l’affaire ou d’entrer en contact avec les autres personnes mises en cause.

Si cette décision marque un tournant dans ce dossier sensible, l’instruction se poursuit et la justice financière entend maintenir un contrôle rigoureux jusqu’à la clarification complète des relations financières entre l’État et les entités concernées.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

3 commentaires

  1. Vous l’avez gardé 9 mois sans une preuve ,c’est pas en le libérant que vous allez trouvé. Laissez le tranquille tout est politique dans ce dossier


  2. Le senegal viens de prouver au monde entier que c’est un shite-hole country et donne raison a treump sur maki. le liberer sans meme prendre l’argent cautionne comme garantie. quel marde. vraiment tous ces jeunes qui se sont sacrifie pour elire diomaye gnaka diom ont perdu. ces juges auront des comptes a rendre a Dieu. tres decu de la tournure des choses


Laisser un commentaire