Supposés arriérés de bourses : La règle de temporalité qui justifie le calendrier de paiement selon le ministre

Face à la montée des revendications dans les universités concernant le versement des allocations d’études, le gouvernement a tenu à clarifier la situation comptable de l’État. Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi, le ministre de l’Enseignement supérieur a formellement contesté l’existence d’arriérés, pointant plutôt une divergence d’interprétation sur les modalités techniques d’attribution des fonds.

Selon nos informations reprises d’IGFM, le ministre a été catégorique sur la régularité des opérations financières. Il assure que « l’État ne doit aucun arriéré de bourses aux étudiants » et maintient que les virements sont effectués systématiquement « au plus tard le 5 de chaque mois » depuis l’ouverture de l’année académique. Cette déclaration tranche avec le ressenti sur les campus, où des mouvements d’humeur ont été observés ces derniers jours.

Pour le Pr Ngom, cette situation conflictuelle ne résulte pas d’un défaut de paiement, mais d’une « incompréhension entre les étudiants et l’administration ». La source du problème réside dans l’application d’une réforme visant à rationaliser le système. L’objectif affiché est d’aligner strictement la durée de perception de l’allocation sur le temps de présence effectif de l’étudiant au sein de l’espace universitaire.

Ce mécanisme introduit une nouvelle variable déterminante pour le déclenchement des paiements : la date administrative. Concrètement, le ministre précise que « l’étudiant commence à percevoir sa bourse à compter de la date de son inscription dans un établissement d’enseignement supérieur ». Ce n’est donc plus l’ouverture théorique de l’année universitaire qui fait foi, mais l’acte individuel d’inscription qui enclenche les droits.

Cette mesure, décrite comme un moyen d’« arrimer le calendrier académique au calendrier des bourses », explique les décalages perçus par les bénéficiaires qui n’ont pas encore finalisé leurs procédures ou qui s’attendaient à un versement rétroactif immédiat. Le ministre a toutefois tenu à rassurer la communauté estudiantine : ce mode de calcul ne les privera pas de leurs droits, affirmant qu’ils « percevront l’intégralité de leurs bourses » une fois le processus complété.

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Un commentaire

  1. Le gouvernement d’aujjourdui et tout gouvernement qui viendra plus tard doit refuser d’etre l’otages des etudians. Le Senegal ne peut pas se permettre de donner une bourse, loger, et nourrir des centaines de milliers d’etudiants. Il faut etre honnete. Cet erreur de Wade de generaliser les bourses doit etre eliminer tout simplement.

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