Supporters sénégalais inculpés au Maroc : le mouvement social local qui paralyse la procédure

L’attente se prolonge pour les dix-huit ressortissants sénégalais actuellement retenus par les autorités judiciaires marocaines. Alors que l’issue de leur dossier était espérée cette semaine devant le tribunal de première instance de Rabat, un facteur exogène à l’affaire vient de modifier le calendrier, obligeant les familles et les autorités sénégalaises à redoubler de patience.

Prévue initialement ce jeudi 29 janvier, l’audience concernant ces supporters poursuivis pour « hooliganisme » n’a pas pu se tenir comme escompté. Selon les informations rapportées par nos confrères d’IGFM, le tribunal a ordonné le renvoi de l’affaire au jeudi 5 février 2026. Ce report ne découle pas d’une complexité nouvelle dans le dossier d’instruction, mais d’une paralysie structurelle momentanée : un mouvement de grève observé par les avocats marocains, qui empêche la tenue normale des audiences.

Face à cette situation qui maintient les concernés en détention provisoire, Khady Diène Gaye a tenu à apporter des précisions sur la posture de l’État du Sénégal. L’autorité assure que le contact n’est pas rompu et que l’accompagnement se poursuit, malgré les contraintes diplomatiques et judiciaires incompressibles.

« Pour les supporters retenus au Maroc, je voudrais dire ici que le gouvernement n’abandonne pas ses fils », a-t-elle déclaré. Elle insiste cependant sur le respect impératif de la souveraineté judiciaire du pays hôte, rappelant qu’il existe des procédures formelles incontournables. « On ne peut pas tordre la main à la justice étrangère, il faut passer par des canaux et c’est ce que nous sommes en train de faire », a précisé Khady Diène Gaye.

Dans ce contexte de tension et d’incertitude pour les proches, l’officielle invite à la plus grande prudence concernant les rumeurs qui circulent, soulignant qu’il « y a de la désinformation » autour de cette affaire. Les dix-huit Sénégalais devront donc attendre la levée du mot d’ordre des avocats et la nouvelle date du 5 février pour s’expliquer devant la justice marocaine sur les faits qui leur sont reprochés, en marge des compétitions sportives qui ont récemment animé le Royaume, notamment lors de la CAN 2025.

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