C’est l’un des événements les plus regardés de la planète, prévu ce dimanche au Levi’s Stadium de Santa Clara, en Californie. La 60e édition du Super Bowl, qui opposera les New England Patriots aux Seattle Seahawks, dépasse cette année le simple cadre sportif pour s’inviter sur le terrain politique. Alors que l’aspect purement athlétique propose une revanche attendue de la finale de 2015, l’organisation de la mi-temps et le choix des artistes ont provoqué une réaction immédiate au sommet de l’État américain.
Contrairement à l’édition précédente où sa présence avait marqué les esprits, Donald Trump ne figurera pas parmi les spectateurs de cette finale. Selon les éléments relayés par Al Jazeera, le président américain a explicitement lié son absence à la programmation musicale de l’événement. Les choix de la Ligue nationale de football (NFL), qui s’est tournée vers le groupe de rock Green Day pour l’avant-match et la superstar portoricaine Bad Bunny pour le spectacle de la mi-temps, ont été qualifiés de « terrible choix » par le locataire de la Maison Blanche.
Dans un entretien accordé au New York Post, Donald Trump a justifié sa position par une opposition frontale aux artistes sélectionnés : « Je suis anti-eux. Je pense que c’est un choix terrible. Tout ce que cela fait, c’est semer la haine ». Cette tension s’explique par le passif entre le président et les musiciens. Green Day a régulièrement modifié les paroles de ses chansons pour critiquer l’administration républicaine, tandis que Bad Bunny a profité de la récente cérémonie des Grammy Awards pour dénoncer les raids menés par les services de l’immigration (ICE).
**Une mi-temps historique et un duel sportif attendu**
Au-delà de la polémique présidentielle, le spectacle de la mi-temps marquera un tournant culturel. Bad Bunny, artiste le plus écouté sur les plateformes mondiales, réalisera une performance exclusivement en espagnol, une première dans l’histoire du Super Bowl. Ce choix intervient alors que l’audience télévisée pourrait battre le record de l’an dernier, établi à 127,7 millions de téléspectateurs en moyenne.
Sur le terrain, l’enjeu sportif reste immense. Les Seattle Seahawks, favoris des bookmakers, tentent de prendre leur revanche onze ans après leur défaite face à ces mêmes Patriots. L’équipe de Seattle s’appuie notamment sur le receveur Jaxon Smith-Njigba, auteur d’une saison record. En face, les Patriots misent sur la jeunesse de Drake Maye. À 23 ans, il deviendra le deuxième plus jeune quarterback à débuter un Super Bowl, après une saison où il a accumulé plus de 4 300 yards à la passe.
L’accessibilité à l’événement demeure cependant réservée à une élite économique. Les billets les moins chers se négocient autour de 4 000 dollars (environ 2,4 millions de FCFA), tandis que certaines places atteignent des sommets vertigineux dépassant les 63 000 dollars sur le marché de la revente.