Les investigations menées par la Gendarmerie autour d’un réseau présumé d’homosexuels ont pris une tournure sanitaire préoccupante. Au-delà des interpellations, c’est la stratégie opératoire décrite par le principal mis en cause et les résultats des tests médicaux effectués sur les personnes arrêtées qui retiennent l’attention des enquêteurs.
L’affaire, révélée par nos confrères d’IGFM, met en lumière un mode opératoire basé sur la manipulation psychologique. Le principal suspect, identifié sous le prénom de Jules, aurait détaillé aux forces de l’ordre sa méthode d’approche. Selon les éléments de l’enquête, l’homme procédait par étapes, tissant d’abord un lien de confiance avec ses cibles avant de parvenir à ses fins : des rapports sexuels non protégés.
Une chaîne de contaminations révélée
Les auditions ont permis de remonter la filière. C’est en livrant l’identité de l’un de ses partenaires que Jules a permis aux gendarmes d’élargir le cercle des investigations. Cette collaboration a déclenché une série d’interpellations, portant le nombre total d’individus arrêtés à douze.
Cependant, l’aspect le plus lourd de ce dossier réside dans le bilan sanitaire établi à la suite de ces arrestations. Les aveux du principal mis en cause, qui a reconnu avoir contaminé une dizaine de personnes, ont été corroborés par les analyses médicales. Sur les douze personnes interpellées dans le cadre de ce réseau présumé, sept ont été diagnostiquées porteuses du VIH. Les investigations se poursuivent désormais pour situer les responsabilités individuelles de chacun des membres présumés de ce groupe.