Face à la recrudescence des interpellations pour « actes contre nature » notée récemment sur le territoire national, la Jama’atou Ibadou Rahmane (JIR) a décidé de porter le débat sur le terrain législatif. Dans un contexte marqué par plusieurs opérations de police et de gendarmerie, l’organisation religieuse a publié une déclaration officielle appelant les autorités à revoir l’arsenal juridique actuel.
L’inquiétude formulée par la JIR ne se limite pas aux seules mœurs, mais englobe des qualifications pénales plus lourdes apparues dans les récents dossiers, telles que l’« association de malfaiteurs » et la « transmission volontaire du VIH ». Pour l’organisation, la fréquence de ces affaires traduit une tentative de banalisation de pratiques qu’elle considère en rupture totale avec les fondements culturels et religieux du Sénégal. Le communiqué, relayé par *Le Quotidien*, décrit une situation jugée « regrettable et préoccupante » qui menacerait directement l’équilibre moral et la santé publique.
Pour répondre à ce qu’elle qualifie de « fléau », la structure ne se contente pas d’une condamnation morale. Elle a soumis aux autorités ainsi qu’à la société civile une feuille de route contenant une exigence centrale : l’adoption d’une loi explicite consacrant la criminalisation de l’homosexualité. Cette mesure législative spécifique viendrait, selon la JIR, compléter et renforcer l’application rigoureuse des textes déjà en vigueur, pour laquelle elle réclame une « fermeté totale ».
L’organisation insiste sur la nécessité de protéger la jeunesse face à des influences extérieures et des initiatives jugées indécentes. En appelant l’État à assumer la « plénitude de ses responsabilités », la Jama’atou Ibadou Rahmane pose la préservation de l’identité culturelle sénégalaise et des valeurs de vertu héritées des anciens comme une priorité de sécurité publique et de cohésion sociale.