S’en prendre au guide suprême Ali Khamenei : la conséquence radicale promise par Téhéran en cas d’attaque

L’escalade verbale entre les États-Unis et l’Iran vient de connaître un nouvel épisode de haute tension ce week-end. Au cœur de cette passe d’armes diplomatique, la figure du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a fait l’objet de commentaires directs de la part de la Maison Blanche, entraînant une réaction immédiate et particulièrement ferme de la présidence iranienne.

Selon les éléments rapportés par l’agence Anadolu, le président iranien Masoud Pezeshkian a réagi sans détour, ce dimanche, aux déclarations venues de Washington. Dans une publication diffusée sur le réseau social X, le chef de l’État a posé une équivalence lourde de sens pour l’avenir des relations entre les deux pays : toute atteinte au guide suprême serait désormais considérée comme un acte de belligérance absolue. « Une attaque contre le grand leader de notre pays revient à une guerre totale contre la nation iranienne », a-t-il averti.

Cette mise au point fait suite à une interview accordée par Donald Trump au média Politico. Le président américain y a qualifié l’ayatollah Ali Khamenei de « malade » et a décrit l’Iran comme étant « le pire endroit où vivre », estimant qu’il était temps pour le pays de changer de direction. Ces propos ont immédiatement suscité l’ire de Téhéran, qui y voit une agression directe contre la plus haute autorité de l’État.

Au-delà de cette rhétorique, Masoud Pezeshkian a tenu à relier les difficultés internes de son pays à la politique étrangère américaine. Il a affirmé que les conditions de vie éprouvantes subies par la population iranienne découlent principalement de « l’hostilité de longue date et des sanctions inhumaines imposées par le gouvernement des États-Unis et ses alliés ».

Ce regain de tension diplomatique intervient dans un contexte intérieur instable pour la République islamique. Des manifestations, initialement liées à la dépréciation record du rial et à la détérioration de la situation économique, secouent plusieurs villes depuis la fin du mois dernier. Samedi, l’ayatollah Ali Khamenei avait d’ailleurs désigné Donald Trump comme le « principal responsable » des violences et des dégâts matériels observés lors de ces protestations, qui ont pris un tournant plus violent depuis le 8 janvier.

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