Sauvetage de l’année : Modou Diagne Fada identifie le point de blocage majeur et propose un schéma de sortie de crise en six actes

Face à la paralysie qui gagne le système éducatif sénégalais, Modou Diagne Fada, président de LDR YESSAL, a pris la parole pour proposer une feuille de route précise. L’ancien leader du mouvement étudiant, réagissant via une tribune relayée par IGFM, estime que le bras de fer actuel mène inévitablement à une « impasse » et appelle à un « sursaut républicain » immédiat.

Pour l’homme politique, la résolution de la crise ne peut se faire sans l’adoption d’actes forts, articulés autour de six points essentiels, dont l’un constitue un préalable absolu à toute reprise des discussions.

**La libération des détenus comme condition sine qua non**

Au sommet de ses revendications, Modou Diagne Fada place la situation des étudiants incarcérés. Il affirme qu’aucun « dialogue fécond » n’est envisageable tant que des délégués sont maintenus en détention pour des faits liés à des revendications sociales. Pour lui, l’apaisement et le retour au calme dépendent directement de la satisfaction de cette « revendication prioritaire ».

**Démilitarisation de l’espace universitaire**

Le second axe fort de cette intervention concerne la présence policière. Qualifiant l’université de « sanctuaire du savoir » et non de « zone militaire », il exige le retrait pur et simple des forces de l’ordre du campus pédagogique et social. L’objectif est de permettre aux étudiants et aux enseignants d’évoluer « loin de la pression des uniformes ».

**Quatre mesures d’accompagnement social et administratif**

Au-delà de ces deux urgences sécuritaires et judiciaires, le plan proposé inclut quatre autres leviers d’action :

La réhabilitation des Amicales d’étudiants, considérées comme les « seules interlocutrices légitimes » pour éviter la cacophonie.
La réouverture immédiate des restaurants universitaires, qualifiée de service vital non négociable, rappelant l’adage « ventre creux n’a point d’oreilles ».
L’instauration de discussions inclusives impliquant toutes les composantes de la communauté universitaire (étudiants, administration, enseignants) pour assouplir les mesures étatiques.
Le paiement des rappels de bourses, insistant sur le respect des droits acquis tout en discutant des nouvelles modalités.

Modou Diagne Fada avertit que l’extension du mouvement aux lycées et au secteur privé nécessite une réaction rapide de l’État, qui doit, selon lui, « prendre le lead » dans cette dynamique d’apaisement.

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Un commentaire

  1. Non ne reculez pas , il faut envoyer les vieux étudiants dans l’armée , supprimer les amicales , repenser les bourses , régler définitivement le calendrier universitaire . Plus jamais d’étudiants de Plus de 30 ans dans les universités à l’exeption de doctorants .

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