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Sauvegarde du littoral de Guédiawaye : Le collectif dénonce le bradage sauvage des autorités

En conférence de presse, hier lundi, le collectif des jeunes pour la sauvegarde du littoral s’est prononcé sur le bradage « sauvage » fait par les autorités sur le littoral de Guédiawaye.

10 ans d’agression

L’objectif est clairement décliné. Le Collectif pour la Sauvegarde du littoral de Guédiawaye, est monté au créneau pour dénoncer l’agression que subit le littoral, qu’il considère comme un patrimoine national.  Cette bande de terre s’étendait de Yoff à Saint-Louis.

Aussi le collectif regrette-t-il l’agression, commise depuis presque dix ans sur cette “bande de filaos qu’on appelle le rideau de filaos dans le jargon environnemental”. Des malfaiteurs y commettent des délits sans être inquiétés. La coupe de bois à grand échelle ainsi que la vente du sable participe à la dégradation de ce joyau environnemental..

Magistrats et autorités au banc des bradeurs

A en croire le coordonnateur dudit collectif, Abou Mbaye, c’est en 2009 que débutent des constructions illégales dans cette forêt classée. En première ligne de ce bradage figurent les responsables libéraux de l’ancien régime de Wade. Ils construisaient sans répit sur ces terres interdites. Les hommes d’affaires aussi. Le littoral de Guédiawaye subit un bradage sauvage de la part des autorités locales avec la complicité des autorités administratives et des hommes d’affaires ainsi que des magistrats qui ont pris leur part en détenant 4 ha. Le BRT qui devait prendre 8 ha, en a pris 2 supplémentaires. Le Collectif dénonce avec la dernière énergie les 5000 m2 offerts par Mame Boye Diao à un dignitaire de l’actuel régime.

Mise en garde

Le collectif rappelle que le  Président de la République a paraphé une lettre  dans laquelle il assurait la  sauvegarde de ce littoral. Il avait donné  des instructions à son ministre de l’Environnement. Mais cette mesure présidentielle ne semble pas  décourager les agresseurs de ce littoral de Guédiawaye. Aussi le collectif rappelle-t-il au Chef de l’Etat de veiller à la bonne mise en oeuvre de ses directives. Au cas échéant démolir toutes les constructions sur cette bande. “Seuls des projets d’intérêt public seront admis à Guédiawaye”, disent-ils.

Rappel

Pour rappel, “le régime socialiste a consacré la classification de cette forêt par un décret en 1990 et protégé par le code environnemental”. Le collectif évoque que ce sont les colons qui avaient pris le soin de planter dans cette zone des arbres venus du Brésil.  En posant cet acte majeur, ils pensaient fixer les dunes de sable pour la possibilité de pratiquer la culture maraîchère dans cette zone et freiner l’érosion côtière et l’avancée de la mer. Ainsi des filaos étaient plantés le long de cette zone bordant l’Océan Atlantique.

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